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Le pérsprit, la désncarnation (partie 3)

Publié le 2 juillet 2022 à 09:33

 

 

    APERÇU HISTORIQUE DES ETUDES SUR LA MORT OU PASSAGE

 

La mort, le passage a toujours inquiété l’homme, et surtout ce qui existe après, dans le cas où il existe un après.

 

Dans les différentes religions, nous retrouvons des informations sur la mort et la vie après la mort, mais pour nous spirites, la codification est venue nous expliquer ce passage, ce changement d’état de façon claire et rationnelle. Ce ne sont pas des inventions d’une personne, mais les innombrables témoignages des Esprits désincarnés qui sont venu nous prouver que cet au-delà existe, et que le passage vers cet au-delà dépend de notre vie et de nos actions sur terre.

 

 

 

2.1.          Messages des Esprits désincarnés

QUESTIONS/REPONSES

Comment s’opère la séparation de l’âme et du corps ?

 

"Pendant la vie, l'Esprit tient au corps par son enveloppe semi-matérielle ou périsprit ; la mort est la destruction du corps seul et non de cette seconde enveloppe qui se sépare du corps, quand cesses-en celui-ci la vie organique.

L'observation prouve qu'à l'instant de la mort le dégagement du périsprit n'est pas subitement complet ; il ne s'opère que graduellement et avec une lenteur très variable selon les individus ; chez les uns, il est assez prompt, mais chez d'autres, ceux surtout dont la vie a été toute matérielle et sensuelle, le dégagement est beaucoup moins rapide et dure quelquefois des jours, des semaines et même des mois, ce qui n'implique pas dans le corps la moindre vitalité, ni la possibilité d'un retour à la vie. Il est rationnel de concevoir, en effet, que plus l'Esprit s'est identifié avec la matière, plus il a de peine à s'en séparer ; tandis que l'activité intellectuelle et morale, l'élévation des pensées, opèrent un commencement de dégagement même pendant la vie du corps .

Tel est le résultat des études faites sur tous les individus observés au moment de la mort. Ces observations prouvent encore que l'affinité qui, chez certains individus, persiste entre l'âme et le corps, est quelquefois très pénible, car l'Esprit peut éprouver l'horreur de la décomposition. Ce cas est exceptionnel et particulier à certains genres de vie et à certains genres de mort ; il se présente chez quelques suicidés. »

 

Retour de la vie corporelle à la vie spirituelle. Trouble spirite.

  L'âme, en quittant le corps, a-t-elle immédiatement conscience

d'elle-même ?

Au moment de la mort, tout est d'abord confus ; il faut à l'âme quelque temps pour se reconnaître . La lucidité des idées et la mémoire du passé lui reviennent à mesure que s'efface l'influence de la matière dont elle vient de se dégager, et que se dissipe l'espèce de brouillard qui obscurcit ses pensées.

La durée du trouble qui suit la mort est très variable ; il peut être de quelques heures, comme de plusieurs mois, et même de plusieurs années. 

Ce trouble présente des circonstances particulières selon le caractère des individus et surtout selon le genre de mort. Dans les morts violentes, par suicide, supplice, accident, apoplexie, blessures, etc., l'Esprit est surpris, étonné et ne croit pas être mort ; il le soutient avec opiniâtreté ; pourtant il voit son corps, il sait que ce corps est le sien, et il ne comprend pas qu'il en soit séparé ; il va auprès des personnes qu'il affectionne, leur parle et ne conçoit pas pourquoi elles ne l'entendent pas. Cette illusion dure jusqu'à l'entier dégagement du périsprit ; alors seulement l'Esprit se reconnaît et comprend qu'il ne fait plus partie des vivants. 

Le trouble qui suit la mort n'a rien de pénible pour l'homme de bien ; il est calme et en tout semblable à celui qui accompagne un réveil paisible. Pour celui dont la conscience n'est pas pure, il est plein d'anxiété et d'angoisses qui augmentent à mesure qu'il se reconnaît.

Dans les cas de mort collective, il a été observé que tous ceux qui périssent en même temps ne se revoient pas toujours immédiatement. Dans le trouble qui suit la mort, chacun va de son côté, ou ne se préoccupe que de ceux qui l'intéressent. »

 

 

2.1.2.  Analyse des messages

On peut noter les circonstances et les détails qui se répètent et paraissant communs à tous les cas, on fait ressortir différentes phases commune dans les différents messages en classant en une liste de 10 points communs :

  1. Les désincarnés affirment s’être retrouvés de nouveau, sous forme humaine, résultant du pouvoir mental de mouler le périsprit, en conformité aux aspirations mentales et émotionnelles du moment.
  2. Tous ignoraient, pendant un certain temps être désincarnés.
  3. Tous passèrent, pendant la pré-agonie, ou peu de temps après, par la réminiscence des événements principaux de la vie qui s’achevait.
  4. Tous furent accueillis dans le plan spirituel par les esprits de personne familière et amie désincarnés.
  5. Ils ont traversé presque tous une phase plus ou moins longue de sommeil réparateur.
  6. Ils se trouvèrent dans un milieu correspondant à leurs actions lorsqu’ils étaient incarnés.
  7. Ils reconnurent que le monde spirituel était aussi objectif, substantiel et réel que celui qu’ils avaient quitté. Étant composé cependant d’une matières plus réceptive aux impressions mentales.
  8. Ils reconnaissaient que cela se devait du fait que, dans le plan spirituel, la pensée constituait la force créatrice, au moyen duquel l’esprit pouvait reproduire autour de lui le milieu de ses souvenirs.
  9. Tous disaient que la transmission de pensée est la forme de langage spirituel.
  10. Ils observaient que, grâce à la vision psychique, ils se trouvèrent dans un état de percevoir les objets d’un côté et de l’autre, par l’intérieur et au travers d’eux.

 

La désincarnation ne dépend pas seulement de la présence des « esprits techniciens », mais prennent en compte aussi les dispositions intimes de la personne.

L’attachement à la matière et la terreur de la mort, qui à été apportée par certaines religions et philosophies, sont les deux facteurs qui le plus empêchent l’être dans son détachement, le retenant d’autant plus que les lamentations des parents et amis, présents à la veillée du corps, sont extravagants de souffrance.

 

        Expériences au seuil de la mort (NDE)

De nombreuses études de témoignages de personnes ayant vécu des expériences au seuil de la mort (NDE), suite à un coma prolongé montrent une certaine constance dans le vécu. Ces témoignages confirment l’existence d’une vie au-delà du corps physique, la rencontre de proches déjà désincarnés, le retour dans le corps spirituel et souvent une transformation de la personnalité.

 

2.2.1.  Étude

Différents témoignages de personnes qui ont vécu des expériences au seuil de la mort ont pu être apporté. Ces personnes, suite à un accident, ont expérimenté une période de comma suivi d’un retour à la vie, d’un éveil.

 

Après l’analyse de ces témoignages, on peut donner les 10 éléments les plus communs et qui reviennent souvent :

1.        incommunicabilité,

2.        audition du verdict,

3.        sentiment de calme,

4.        bruits,

5.        tunnel obscur,

6.        décorporation et vision du corps physique,

7.        rencontres et aides,

8.        rencontre avec l’être de lumière,

9.        déroulement du panorama de la vie,

10.    apparition d’une frontière, d’une limite,

11.    retour dans le corps physique.

 

 

 

2.2.2.  Personnes en phase terminale

Auprès de malades en phase terminale, le dénominateur commun de ces témoignages est l’expérience hors du corps.

 

Les personnes concernées disent s’être retrouvées avec un corps intact  :

-         les mutilés retrouvaient leurs membres perdus,

-         les paralysés pouvaient se déplacer à nouveau,

-         les aveugles pouvaient voir à nouveau.

 

2.2.3 les différentes étapes

Il est possible d’identifier les différentes étapes ou éléments communs qui définissent les NDE. Ces étapes sont au nombre de 9.

1.        sensation d’être mort,

2.        paix et l’absence de douleurs,

3.        expérience hors du corps,

4.        expérience du tunnel (entrée dans l’obscurité),

5.        rencontre avec des êtres de lumière (familiers et amis),

6.        rencontre avec un être de lumière,

7.        déroulement du panorama de la vie,

8.        aversion pour le retour dans le corps physique,

9.        transformation de la personnalité.

 

2.3.          Conclusion

 

Certains éléments seront utilisés pour illustrer le processus de désincarnation ou passage :

-         mécanisme du détachement,

-         types de passages,

-         trouble spirituel,

-         état de l’esprit de l’autre côté,

-         individualité après la mort.

 

3.          MÉCANISME DU DÉTÂCHEMENT DE L’ESPRIT DU CORPS PHYSIQUE

 

Pour bien comprendre cette phase que l’on appelle le passage nous allons rappeler que l’être humain possède plusieurs composantes.

 

L’être vivant est constitué :

  • du corps physique avec tout son patrimoine génétique, ces cellules, ses organes. Ce corps est périssable, à la mort il réintègre par décomposition la matière physique de la planète,
  • du corps vital, périssable aussi, qui réintègre le fluide cosmique universel, à la mort du corps physique. Ce fluide est activé par l’esprit et se maintient par le fonctionnement des organes, il s’éteint après la mort (72 heures),
  • le corps spirituel, construit par l’esprit au travers duquel le principe intelligent s’exprime c’est aussi le périsprit,
  • la monade ou étincelle divine : principe spirituel individualisé qui est la monade dans les êtres inférieurs, l’esprit dans l’être humain.

 

A la mort l’esprit se sépare du corps physique, l’Esprit part avec son corps spirituel avec lequel il reste attaché pendant toute la période de temps qu’il va passer dans le monde des Esprits.

Le périsprit est lié intimement molécule par molécule au corps physique, ce qui explique que lors de la mort la séparation du périsprit et du corps physique se fera plus ou moins lentement et plus ou moins difficilement selon la liaison et sa force.

 

Dans certains cas il y a même l’assistance  d’« esprits techniciens » qui vont aider l’incarné à la séparation progressive par magnétisation. Les liens sont progressivement rompus ou détachés, pour finir par la rupture du fil d’argent.

 

Toutes les désincarnations ne sont pas faite avec la présence d’esprits assistants, spécialisés dans ce type d’aide.

Dans la plus grande partie des fois, elles obéissent simplement à la loi, selon des cycles de rénovation des énergies vitales dans tous les secteurs de manifestations .

 

Dans le cas d’un processus de détachement avec assistance intégrale nous pouvons identifier différentes phases de réalisation jusqu’au dénouement.

 

3.1.          Protection fluidique

Les esprits, qui accompagnent la créature qui va se désincarner, créent au début, à l’approche de la désincarnation, des barrières fluidiques destinées à dissoudre les vibrations mentales déséquilibrées et les impacts émotifs des parents et amis.

Ils produisent une véritable imperméabilisation qui agit aussi contre tout esprit inférieur qui voudrait lui faire du mal. L’ambiance est magnétisée, produisant l’endormissement progressif du désincarné.

 

Dans le cas des êtres plus évolués, à l’inverse de l’endormissement, ils stimulent la conscience, leur inspirant une attitude de prière.

 

3.2.          Détachement magnétique du périsprit

Il y a dans le périsprit 3 zones ou régions d’intérêt pour la séquence des phénomènes :

1)      la zone végétative, situé au ventre, par laquelle agissent les instincts, se manifeste le plaisir, les réactions, la douleur ou le mouvement, c’est la source des processus physiologiques en général,

2)      la zone émotionnelle, situées dans le thorax, par laquelle se manifeste les sentiments, les désirs et les émotions,

3)      la zone mentale, située dans le cerveau, elle est responsable de la pensée, du jugement et de la conduite.

 

Les « techniciens spirituels » procèdent à une opération magnétique complexe, faisant converger les énergies vers la zone intracrânienne, à hauteur du cerveau, s’arrêtant sur chaque centre vital, dans le but de le revigorer.

 

Souvent, dans un but d’économie d’énergie, vis-à-vis du moribond, les « esprits techniciens » procèdent à un détachement précoce au niveau :

-         du centre laryngé, c’est pour cela que l’on observe l’affaiblissement de la voix à ces occasions.

-         Pour ensuite isoler les systèmes nerveux sympathique et parasympathique et moteur (innervation motrice), ce qui conduit à une paralysie partielle et à un engourdissement.

 

La partie sensitive, qui normalement tend à s’aiguiser à ce moment là, est préservée, sauf en cas de nécessité.

 

Puis, par la suite les esprits aident à la séparation au niveau :

-         de la zone végétative – ventre (abus nourriture, boissons…)

-         de la zone émotionnelle – thorax – cœur (émotivité)

-         de la zone mentale – cerveaux (raisonnement)

 

L’action des esprits sur la zone végétative, dans la région abdominale, résulte dans la libération de la fameuse substance laiteuse (ectoplasme diaphane) qui plane au dessus du nombril. A ce moment, on peut observer le début du refroidissement des membres inférieurs.

 

La stimulation sur la zone émotionnelle occasionne l’arrêt de la fréquence cardiaque et le détachement d’une nouvelle partie de substance laiteuse de l’épigastrique à la gorge.

 

L’intervention sur la zone mentale dans la fosse rhomboïdale conduit à un nouveau détachement.

Une forme, semblable à une flamme, se détache de la région crânienne, laquelle absorbe de suite la substance laiteuse extériorisée.

 

A ce moment, sous la direction des automatismes inhérents aux attributs mentaux de l’être, le « psychosoma », corps spirituel ou périsprit avec lequel l’esprit pourra entrer en relation avec les autres habitants du plan spirituel, se configure pour son nouvel état d’Esprit errant (Esprit désincarné) .

 

3.3.          Rupture du fil d’argent – fluides vitaux

Le cordon fluidique ou fil d’argent cité par les théosophes est l’ultime lien ténu qui relie le corps spirituel au corps physique avant la mort.

Le détachement est finalisé par la rupture de ce lien fluidique ou fil d’argent.

 

L’esprit reste lié au corps par un lien ténu, la corde d’argent, le cordon fluidique, qui ne sera rompu que plus tard. Ce n’est que lorsque le cordon se rompt que la décomposition du cadavre commence.

 

La durée avant que ne soit définitivement rompu ce lien est variable et dépend de l’attachement de l’Esprit pour la matière et de son évolution morale.

Le corps physique sert de véritable « buvard absorbant » pour l’esprit en cours de détachement, et qui va récupérer les énergies et fluides vitaux pour leur retour à la nature.

 

Comme il a été dit plus haut, beaucoup de désincarnations se font sans l’assistance des esprits techniciens et le cordon fluidique se rompt naturellement mais tout cela dépend du Karma individuel, et de l’évolution morale de l’Esprit.

Il y a des esprits très élevés, dont la désincarnation est douce et presque automatique, sans nécessiter l’intervention des Esprits techniciens de la désincarnation.

D’autres, plus inférieur, ont besoins de cette assistance spirituelle.

3.4.          Interaction du mode de vie sur le détachement de l’Esprit

Selon la conduite de l’Esprit se désincarnant durant sa vie, l’opération de détachement sera plus ou moins longue.

 

Les liens du périsprit et du corps seront plus ou moins fort selon la vie que l’on a mené sur terre.

-         vie matérielle et sensuelle – lien fort au niveau de la zone végétative,

-         vie morale déséquilibrée sans amour et charité - lien fort au niveau de la zone émotionnelle.

 

Un individu qui a abusé de l’alimentation par exemple, se fixant avec exagération sur les genres alimentaires, restera longtemps pris au niveau de la zone végétative par rapport à celui qui a vécu une alimentation légère.

La fin des fonctions physiologiques n’implique pas le départ immédiat de l’esprit. Il y a des liens qui le maintiennent prisonnier au corps même après la mort clinique et qui se défait peu à peu.

 

3.5.          Importance du Fluide Vital après le détachement de l’Esprit

Après la rupture du lien fluidique, un accompagnement du corps physique est réalisé par les amis spirituels. Cet accompagnement est réalisé pour la protection des restes mortels contre les attaques des malfaiteurs désincarnés afin qu’ils ne s’approprient pas les résidus vitaux ou corps éthérique de l’Esprit venant de se désincarner.

 

 

Bien que ces fluides ne sont plus nécessaires pour l’esprit venant de se désincarner et détaché, cette action est utile pour aider les autres esprits qui en absorbant ces fluides vitaux allongent la durée de leur attachement á la matière.

 4.          TYPES DE MORTS - CAS PARTICULIERS

 

Il existe cependant certains types de séparation qui doivent être étudié à part.

 

4.1.          Cas des morts naturelles

Dans ce cas, il y a extinction de la force vitale par la vieillesse ou la maladie. Le dégagement est graduel, il commence même avant que la vie soit éteinte et peut être presque complet avant la mort réelle dans le cas des Esprits très détachés de la vie matérielle.

A l’exception du suicide, tous les cas de désincarnation sont déterminés par les forces spirituelles qui orientent les activités des hommes sur terre. 

On doit considérer que l’homme ne peut pas agir sur les conditions externes de sa vie sur terre (accident maladie, vieillesse…) mais par contre il est libre d’agir dans son monde intérieur et de décider de déserter la vie  d’expiation et de rectification qu’il a choisit.

 Celui qui vit l’éducation et l’illumination intérieure par le bien peut modifier le déterminisme des conditions matérielles d’existence.

 

4.2.          Cas de maladie prolongée

La maladie prolongée, d’un autre côté facilite surtout le détachement, car il provoque le détachement des liens qui retiennent prisonnier l’esprit du corps, en plus de lui permettre une véritable analyse de l’existence, en ajustant le modèle conscient pour la prochaine transition.

 

Le phénomène de la douleur, favorise la concentration des énergies dans l’être, l’aidant à expulser vers le « buvard absorbant » (conférer chapitre 3.3.) de la chair les plus diverses toxines spirituelles.

 

L’esprit se détache du corps physique, pour passer à vivre dans un autre plan, en accord avec le degré de maturité qui sera défini par son « poids spécifique ».

 

4.3.          Cas des morts violentes (accident, noyade, …)

Dans les cas de mort violente, par exemple suite à un accident ou suite à une explosion, avec destruction instantanée du corps, le cordon fluidique se rompt précocement, entraînant de grandes souffrances pour l’esprit par le manque d’écoulement vers le corps de certaines énergies vitales.

 

Dans l’hypothèse de mort violente, mais sans la destruction corporelle, il y a des difficultés de détachement, car le lien qui relie le corps au périsprit est plein de vitalité.

Cela peut constituer une épreuve, car l’être assiste à la décomposition de son corps, lui infligeant des souffrances ou bien il croit encore faire partie du monde des vivants, se frustrant en voyant que ceux qu’ils essayent d’atteindre ne l’écoutent ni ne lui répondent.

 

Presque toujours dans de telles circonstances, la créature n’est pas préparée et l’imprévu de la situation lui apporte des émotions amères et terribles.

Dans ce cas il n’y a pas de préparation, pas de séparation préalable du corps et du périsprit, la vie organique en pleine force est arrêtée, stoppée.

L’esprit va mettre du temps à réagir, il se croît toujours vivant et cette illusion peut durer jusqu’à ce qu’il ait compris ce qui lui est arrivé, il prend son corps fluidique pour son corps physique.

Il est persuadé qu’il n’est pas mort, il va se rapprocher de ceux qu’il a laissé et ne comprend pas qu’il n’a pas de réponses, il va et vient comme s’il était vivant.

Cette illusion peut durer jusqu’au complet dégagement du périsprit, elle peut durer des mois, voir des années .

 

4.4.          Cas des suicides

Le suicidé apporte pour lui-même des désillusions amères. Parce que le cordon fluidique, restant plein de vitalité, permet à la créature d’expérimenter des sensations physiologique désagréables qui peuvent durer le temps que devait durer l’incarnation interrompue.

 

Ceux qui éliminent leurs propres énergies vont contre la lumière divine qui vit en eux, ce qui va entraîner un processus complexe de dette douloureuse .

 

Il ne faut pas considérer seulement les cas classiques de suicides, il y a aussi les suicides inconscients.

 Il existe aussi les suicides lents et graduels provoqués par l’ambition ou par l’inertie, par l’abus et par les actions irréfléchis, qui sont aussi dangereux pour la vie de l’âme. 

 

C’est pour cette raison que nos guides insistent toujours sur la nécessité de la prière et de la vigilance afin de ne pas chuter dans la tentation.

Tous les suicidés sont déçus après la mort et la phase de trouble passé, car ils constatent que les maux qui les ont poussés à l’acte ne disparaissent pas.

 

Certains vont continuer à revivre les derniers instants de leur vie dans leur corps spirituel continuellement. Ils vont sentir :

- l’impression terrible des poisons qu’ils ont avalé,

- la perforation de la balle qui a traversé leur cerveau,

- le poids des roues sous lesquelles ils se sont jetés,

- l’eau qui envahie les poumons et l’étouffement consécutif.

 

Mais le plus dur sera pour eux d’accompagner minute après minute la décomposition de leur corps abandonné et mangé par les vers .

 

4.5.          Cas de l’incinération

Il est recommandé par les Esprits d’attendre environ 72 h après la fin du décès dans le cas d’une inhumation par incinération. Cette durée minimale est nécessaire afin d’éviter une trop grande perturbation si l’esprit est encore auprès de son corps physique .

Au-delà de cette durée le corps ne peut plus être conservé et sa décomposition s’accélère.

 

Toutefois des discussions sont encore d’actualités, en effet certains spirites pensent que l’incinération peut être très déséquilibrante si l’Esprit est encore attaché à son corps physiques. Toutefois il ne faut pas oublier la miséricorde divine, la protection spirituelle et que tout ce qui nous arrive peut être une leçon pour notre avancement.

 

5.          LE TROUBLE SPIRITE

 

Il existe toujours une période de trouble après la désincarnation et la séparation du périsprit et du corps.

Cette période de trouble dépend de l’avancement moral de l’esprit et de ses actions sur terre. On peut considérer ce trouble comme ce qui se passe après un réveil, où il nous faut quelques minutes pour savoir où l’on est, mais dans le cas du trouble spirite il peut durer plusieurs jours et même plusieurs années.

 

Le trouble qui suit la mort n’est pas pénible pour l’homme de bien, il se retrouve comme délivré d’un fardeau, il ne ressent plus les douleurs physiques qu’il avait avant la mort par contre ceux qui n’ont pas fait que du bien seront plein d’anxiété et angoissé, et cette angoisse va augmenter a mesure qu’il va retrouver sa conscience et voir où il se trouve.

 

6.          ETAT DE L’ESPRIT DE L’AUTRE CÔTÉ

 

L’âme qui quitte le corps ne voit pas Dieu, elle se retrouve dans le brouillard en ce qui concerne les esprits peu évolués moralement et dans la lumière divine pour ceux qui sont plus évolués.

 

Si sa vie a été bien remplie, la transition sera douce et il pourra rencontrer ceux qu’il a aimés dans l’hypothèse qu’ils se trouvent au même niveau que lui.

Ces Esprits amis viendront l’aider à se dégager de la matière et pourront le guider dans ses premier pas dans l’au-delà.

Il pourra donc retrouver ses proches partis avant lui ou des amis qu’il a connu dans d’autres vies antérieures.

 

Par contre ceux qui ont quitté la terre saturé d’obsession, par les processus éphémère du monde, et touchés par la révolte incompréhensible, ne vont pas rencontrer de suite les êtres aimés et partis avant lui.

Leurs perceptions restreintes, à cause des pensées et des valeurs négatives, vont rendre impossible cette douce rencontre.

C’est pour cela que dans les réunions spirites, nous avons l’impression de rencontrer souvent des Esprits souffrants désemparés et donnant l’impression d’être abandonnés, mais ils ne le sont que par eux même à cause de leur persévérance dans le mal.

 

L’homme désincarné va rechercher dans l’espace les cités affines avec sa pensée de façon à poursuivre le même genre de vie qu’il a abandonné sur terre.

Dans le cas des créatures bonnes ayant bien vécu moralement elle pourront accéder à des cites de paix et d’étude.

Dans le cas des créatures passionnés et vicieuses, elles retrouveront des milieux dans lesquels elles persisteront avec les obsessions de la matière comme l’argent, l’alcool…

Ces obsessions vont devenir le martyr moral de chaque heure dans les sphères proches de la terre.

Après avoir quitté le corps l’âme ne se perd pas dans l’infini, elle erre dans l’espace et souvent au milieu de ceux qu’elle a connus et aimés .

 

7.          INDIVIDUALITÉ APRÈS LA MORT

 

A la mort l’âme redevient Esprit, elle garde son individualité, elle garde avec elle ses souvenirs et ses actions bonnes ou mauvaises.

Cette individualité est prouvé par les esprits eux-mêmes qui se manifestent avec leur langage, leurs qualités, chacun agit à sa façon avec bonté ou pas, comme savant ou ignorant.

 

L’âme ne perd rien en passant de l’autre côté : elle conserve ses connaissances si elle en a, elle conserve ses souvenirs de ce qu’elle a fait sur terre.

Sse désincarner c’est changer de plan, c’est comme si on passe d’une cité à une autre sans altérer nos infirmités et nos vertus, mais elles peuvent être exaltés par le nouvel état. 

 

La haine nous emprisonne et si quelqu’un part en haïssant et si dans le monde celui qui reste continue à cultiver les germes de l’antipathie et des souvenirs cruels, il est normal que dans le plan invisible les idées de vengeance se poursuivent en accord avec les lois de réciprocité.

Les persécutions des ennemis invisibles ont toujours des limites et elle ne dépassent jamais le but qui a été fixé par le plan supérieur avec pour finalité sacrée de nous enseigner la force morale, la tolérance, la patience, la conformation dans les impératifs sacrés de la fraternité et du bien.

 

Il faut toutefois garder toujours en mémoire la loi de continuité démontrée par la nature, bien personnifiée En désincarnant, l’esprit ne se retrouve pas avec des pouvoirs absolus. La mort signifie à peine une nouvelle modalité de l’existence, qui continue sans miracle et sans sauts. 

 

 


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