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Médiums et phénomènes spirites :Questions et réponses dictées

Publié le 23 juin 2022 à 10:27

Est-il vrai que des phénomènes spirites puissent se produire sans médium ?

Non, jamais sauf, pourtant, dans le cas de coups frappés, de suite après sa mort, par un désincarné encore tout imprégné de matière, et auquel n’importe quel fluide humain peut servir. Coups frappés : NOUS ET VOUS SANS MEDIUM, C’EST COMME DEUX RIVES SANS PONT. Dans les maisons hantées, il y a toujours un médium, mais ce médium à quelquefois un très grand rayonnement ; le fluide peut donc venir de loin, et c’est pourquoi il semble que le phénomène a pu se produire sans médium.

Toutes les expériences sont dues à l’extériorisation plus ou moins complète du médium ?

Oui, nulle expérience ne peut être réussie sans la sortie du fluide médianimique allant rejoindre les fluides de l’au-delà, et s’en servant comme point d’appui pour pénétrer le plan astral, et prendre contact avec le monde extérieur. L’extériorisation se fait comme elle peut, mais il y a toujours extériorisation, parce que c’est par cette légère sortie que le corps psychique du médium entre en communication avec le nôtre. Il y a, chez quelques médiums, toutes sortes de médiumnités, les unes produites par l’expiration du fluide et les autres par l’inspiration, mais, quelquefois, pour conserver les médiumnités très mécaniques, nous ne développons aucune de celles qui s’obtiennent par l’inspiration du fluide. Certains médiums extériorisent quelques parties fluidiques et on conserve assez pour maintenir l’équilibre du corps physique, présider à la continuation de la vie et alimenter superficiellement le cerveau, ce qui permet au médium de causer, toutefois sans qu’on puisse lui faire résoudre un problème ardu ou lui demander une dissertation littéraire, car les forces physiques restées au corps matériel seraient insuffisantes à donner le maximum d’une pensée. J’ajouterai que ceci n’est pas le fait d’une volonté propre au médium, car il est impuissant à produire l’extériorisation mesurée ou dosée à l’avantage ou au désavantage de son équilibre physique.

Comment peut-on qualifier le genre de médiumnité en forme de transe ? 

La personne ne dort pas du tout, comme certaines gens s’obstinent à le croire, il n’y a donc pas de transe. Seulement nous ralentissons un peu sa production cérébrale naturelle, afin qu’elle ne participe pas, même involontairement, à nos communications.

Elle est bien là, cependant, puisqu’elle rit et cause ?

Elle est parfaitement là, mais seulement un peu inactive d’esprit, comme quelqu’un qui ne pense à rien d’important. Il est bien certain qu’elle peut causer avec vous de sujets moyens, mais elle ne pourrait pas créer quelque chose, résoudre un problème ou composer un oratorio. Si elle devait être en pleine vigueur cérébrale, cela nous gênerait considérablement, car cette production intellectuelle s’infiltrerait à travers notre domination pour lui barrer le passage. Comme nous vous l’avons expliqué : pour que nous puissions nous servir du laboratoire, il faut qu’il soit vacant, ou que son habitant soit tranquillement assis dans un coin et ne gêne pas nos allées et venues donc, la personne est assise dans un coin ; elle ne dort pas, et est invitée à séjourner sans faire de bruit. Si nous devions nous incarner, nous la prierions au contraire de sortir complètement, afin de nous laisser la place vacante. Ce que nous vous disons de la médiumnité en général et des conditions qui sont nécessaires pour l’expérimentation, sera un enseignement utile pour Messieurs les chercheurs qui veulent toujours découvrir des vers luisants avec une grosse lanterne à la main, et cela leur apprendra peut-être que, pour obtenir des phénomènes spirites et non pas des suggestions hypnotiques, il faut se plier aux exigences qui découlent de l’état spécial dans lequel notre monde éthéré se trouve vis-à-vis de votre monde matériel.

Je croyais que vous dirigiez vous-même la main du médium ?

C’est exact. Nous dirigeons nous-mêmes la main, mais en appuyant sur le grand ressort, et, même alors que nous nous emparons du bras du médium au point qu’il sente un poids sur lui, notre périsprit s’unissant à votre corps se met en outre en relation avec le cerveau. Seulement, n’oubliez pas que le cerveau, dans ce cas, n’est que l’instrument électrique qui met en activité les membres auxquels nous nous adressons, et qu’il faut bien que nous agissions sur lui pour le neutraliser, car, sans cela, le médium écrirait autant par lui-même que par nous. La première chose que nous ayons à faire, c’est de nous emparer des organes qui pourraient nous gêner, parce qu’ils sont les transmetteurs de l’intelligence. Je vois que ce qui vous choque, c’est de penser que nous agissons d’abord sur le cerveau ! Cependant, quand vous avez devant vous une machine à écrire, vous êtes obligée d’appuyer sur les boutons qui figurent les lettres pour écrire ce que vous voulez. Si, au lieu d’employer ce moyen, vous vouliez faire frapper chaque lettre à son tour en la prenant directement, le coup frappé par la lettre ne serait pas assez fort pour l’imprimer. Il faut donc avoir recours aux 25 boutons qui figurent les 25 lettres de l’alphabet, afin que la lettre projetée par la force mécanique vienne heurter suffisamment le papier pour y laisser son empreinte.

Maintenant, supposez que vous, le propriétaire de la machine, vous soyez en train d’écrire et qu’un autre vous renvoie, vous fasse sortir, et écrive, avec cette même machine, une chose inconnue de vous, la saurez-vous ?

Du tout. Donc, il suffit de chasser l’âme pour être maître du cerveau, et c’est ce que nous faisons ; nous la chassons, ou, pour mieux dire, nous la faisons sourde et aveugle, et nous nous substituons à elle.

Y a-t-il une différence, pour la production des phénomènes, entre la médiumnité des hommes et celle des femmes ?

La médiumnité n’est pas une question de sexe. On trouve des médiums hommes et femmes, sans distinction, et d’égale force dans les deux sexes ; les facultés ne diffèrent pas selon le sexe.

Est-il important de les alterner dans une séance ? 

Quand il y a hommes et femmes dans une séance, il vaut mieux ne pas les séparer en deux camps, parce que les fluides sont pourtant un peu différents et demandent à être mélangés, mais on peut très bien obtenir des résultats rien qu’entre hommes et rien ne qu’entres femmes.

Les taches dans les yeux des médiums y sont-elles vraiment toujours ?

Ce ne sont pas précisément des taches, ce sont des stries et ce n’est peut-être pas absolu, mais c’est général. Elles se voient moins dans les yeux foncés.

Pourquoi les manifestations lumineuses des médiums ?

Parce que le fluide astral sort en assez grande quantité pour se condenser en dehors d’eux. Tout le monde émane du fluide, mais c’est plus ou moins, et cela se diffuse tout aussitôt, tandis que le médium qui en dégage rapidement, par flocons, en emplit l’atmosphère, et ce fluide devient lumineux parce que, en rencontrant l’électricité ambiante, il éclate. C’est la théorie des éclairs et de la phosphorescence des fluides. Si ces points lumineux n’éclairent pas autour d’eux, c’est parce que la projection d’une lumière destinée à paraître sur le plan physique n’existe que venant de la matière elle-même. Si, au contraire, vous prenez une lumière de l’au-delà lumière périspritale ou autre, elle produit la lumière sur son plan qui est l’au-delà, mais ne pourra la produire sur le vôtre, puisque sa provenance est d’une matière qui ne ressemble pas à la vôtre, et que la condensation complète ne peut se faire.

Est-il vrai, comme le disent les occultistes, que les animaux peuvent être médiums ?

Très peu, parce que leur fluide n’est pas assez conduit par l’intelligence. Cependant, quand je dis: « très peu », c’est parce que je compare leur médiumnité à celle des hommes et qu’il y a un écart entre les deux, mais il faut mentionner la médiumnité du chien, qui a la faculté de l’extériorisation pendant le sommeil et celle de percevoir les Esprits qui viennent chercher un mourant. Ce n’est pas un vieux et ridicule dicton que celui qui prétend que le chien hurle à la mort ; c’est l’exacte vérité. Dans ces moments-là, l’animal sent les influences étrangères ; il sent le lien qui va se rompre et les perturbations qui s’en suivront. Enfin, il perçoit encore les images de la pensée, et c’est ce qui rend quelquefois les animaux bizarres, inquiets, sans qu’on sache pourquoi.

Vous dites : « les animaux » ; il y en a donc d’autres que le chien qui soient influençables ?

Oui, mais c’est chez le chien et chez le chat que la médiumnité est la plus développée.

Y a-t-il vraiment des anti-médiums ?

Oui. Il y a des êtres qui n’ont qu’à mettre la main sur la table pour que tout mouvement cesse, y eût-il dix personnes alentour, ils ont un fluide constrictant. 

Etes-vous d’avis qu’on traite les médiums comme des instruments scientifiques, qu’on les perfectionne et les améliore, et, surtout, qu’on les rende justes et équilibrés ?

Ce n’est pas du tout mon opinion, car, si vous façonnez un médium, vous lui enlevez toute sa spontanéité, toute son originalité ; vous en faites un être normal pour la terre, et il cesse alors d’être un intermédiaire entre vous et nous. Nous nous servons beaucoup plus sûrement d’un médium rudimentaire que d’un trop façonné. On naît médium quand on est vraiment un fort médium. Il est impossible de le devenir complètement si on ne l’est pas en naissant.

Alors, il ne faut pas faire des collèges de médiums ?

Non. Si l’on faisait des collèges de médiums, on risquerait d’entraîner vers les phénomènes des êtres trop jeunes, peut-être simplement nerveux, et qui, subissant l’entraînement du contact, arriveraient à des troubles n’ayant rien de médianimique. Il y aurait recrudescence de cette caricature spirite qui est l’hystérie. Ce qu’il vaut mieux faire, c’est laisser les vrais médiums s’imposer par leurs facultés réelles, et, dès lors qu’elles sont constatées, leur éviter les fatigues extérieures, afin que la médiumnité, loin de disparaître, s’affirme davantage et devienne plus belle chez eux.

Une grande quantité de fluide dépensée dans le travail intellectuel peut-elle nuire à une médiumnité typtologique ?

Oui, très bien. Une médiumnité baisse toujours quand il y a travail en dehors ; un bon médium ne devrait rien faire.

Doit ont insister sur la sensibilité morale des médiums ? 

Bien raison. On confond les médiums avec les hystériques, parce que les uns et les autres sont extériorisables et sensitifs. On ne comprend généralement pas le tempérament des médiums, et il faudrait être bien persuadé que, s’ils ont des soucis, des contrariétés, des inquiétudes s’ils sentent l’énervement dans l’assistance, le doute, ou tout autre sentiment fâcheux, leurs facultés tombent immédiatement. Quand les médiums sont nerveux, ils extériorisent, de ce fait, tous leurs fluides par petites doses, d’où il résulte que, lorsqu’il faut en extérioriser une portion active, ils n’ont plus l’intensité voulue. Il faudrait qu’un médium fût toujours content, heureux, et entouré de gens calmes, confiants et de bonne humeur.

Un sujet, pour réussir, a-t-il vraiment besoin d’être obsédé par le désir d’obtenir un résultat quelconque ?

Oui, pour certains sujets et cet appoint de la volonté est beaucoup plus nécessaire dans les phénomènes physiques que dans les phénomènes intellectuels, parce que tout ce qui est physique touche à la magie, et qu’il n’y a pas de magie sans émission de la volonté.

Un médium peut-il puiser de la force chez un vivant ?

Si le médium puise du fluide chez l’incarné, il prend simplement des forces adjuvantes, mais, si on le magnétise, on s’empare de sa personne périspritale, et les Esprits sont très gênés par cette collaboration.

La magnétisation humaine du médium rend le phénomène plus matériel ?

Oui, parce que le magnétisme humain, dans les matérialisations, a le don de grossir, d’épaissir le fluide du médium, et que cette matière ne peut être rendue malléable que par des êtres très grossiers.

Vous me dites que, pour avoir des réponses probantes et précises, il faut que le médium ait de la force physique, c’est bien plutôt de force psychique que l’Esprit se sert pour remplacer la force vitale qui lui manque ?

Oui, mais il faut que la force psychique soit fortement alimentée par la force physique.

La différence d’intelligence des phénomènes vient-elle de la différence d’intelligence des Esprits ou des médiums ?

Des Esprits. Si la force physique est assez grande, 1’Esprit peut se reconstituer une nature complète dirigée par sa propre intelligence.

Comment se fait-il que les plus forts médiums soient souvent des gens qui n’ont rien d’extraterrestre dans leur manière d’être ou leur conduite ?

Il est quelquefois nécessaire que les phénomènes soient obtenus par des êtres grossiers, afin d’être plus probants. Si l’un de nous peut dire par ces gens une chose de valeur, on ne peut les accuser d’avoir trouvé cette chose dans leur propre cerveau. Puis, les médiums indignes n’ont pas toujours, été indignes souvent, ce sont les exigences et les ignorances du public qui les poussent à la supercherie. Il y a tant de cas différents qu’il faudrait faire des personnalités nombreuses pour traiter la question. Ce n’est pas tout de trouver le médium, il faut encore qu’il réunisse beaucoup de conditions. Il faut, d’abord, qu’il sache ce qu’est la spiritualité, qu’il connaisse ses facultés, et, enfin, qu’il ait le désir de s’en servir. Il y a énormément de médiums, mais il en est dans toutes les classes de la société. Or, les uns n’ont pas le temps, les autres sont arrêtés par la religion ou par d’autres scrupules.

Nous nous étonnons de voir une personne beaucoup moins intelligente que d’autres êtres meilleurs médiums ?

Oh, la médiumnité n’est pas une cause d’intelligence c’est tout à fait indépendant. L’intelligence et la médiumnité n’ont rien à voir ensemble. On peut être intelligent et médium, mais on peut être aussi inintelligent et médium.

Pourquoi est-il difficile de répéter par un médium une chose dite par un autre ?

Coups frappés : BRIQUES ET MEULIERES PEUVENT CONSTRUIRE DEUX MAISONS DE MEME GRANDEUR, MAIS DIFFERENTES D’ASPECT ELLES SERONT. Je dis que, sûrement, le médium à une influence sur les communications qui se ressentent, tout au moins, de son caractère et de sa manière de voir en général ! Oui, mais cette influence ne dénature jamais ce que nous voulons dire, c’est comme un moule qui donne sa forme à la marchandise dont nous le remplissons.

Chacun est-il, oui ou non, un peu médium ?

Tout le monde a en soi le fluide qui fait les médiums, mais tout le monde n’a pas les pores assez spongieux pour le laisser s’échapper. Je dis les pores, mais ce n’est pas exact, c’est une façon de me faire comprendre. C’est-à-dire que, chez beaucoup, le fluide est comme adhèrent à la matière et ne peut s’échapper. Cependant, à force de renouveler des essais, on arrive à en laisser échapper des parcelles ; la porte s’ouvre légèrement, puis, bientôt, plus complètement.

On arrive à cet entraînement par la confiance et la volonté. Est-il bon de se décourager de ses essais de coups frappés et du si lent développement de sa médiumnité ?

Non, le découragement est bon pour les vivants parce qu’ils sont toujours pressés, mais, nous, nous voyons tellement de temps devant nous que nous ne le sommes nullement.

La médiumnité naturelle est-elle une supériorité ?

Non. C’est une question presque matérielle, les enveloppes des médiums sont moins imperméables.

Je pense que chacun est un peu médium, et que les personnes considérées comme dépourvues de toute médiumnité reliée toutes ensemble et faisant la chaîne, arriveraient à obtenir quelques résultats ?

Mon avis est différent. Je prétends que si, dans le nombre, il n’y a pas un médium au moins, on n’aura rien ou bien ce qu’on aura sera simplement une extériorisation de force psychique qui ne pourra servir de lien avec l’au-delà. Pour la médiumnité, la quantité n’a jamais pu remplacer la qualité, et c’est si vrai que, dans une réunion de dix personnes, par exemple, si neuf se retirent de la table, il suffira que ce médium y soit resté pour que les phénomènes continuent. Tout le monde a l’embryon de la faculté, mais souvent les pores psychiques ne sont pas de nature à extérioriser cette faculté. C’est comme si vous enfermiez une lanterne allumée au fond d’une armoire si les planches de l’armoire sont très bien jointes, la lueur ne les percera pas, mais si, au contraire, les planches sont un peu disjointes, la lumière passera au travers. 

Puisque la jeunesse de la terre, en Amérique, favorise tant la médiumnité, doit-on penser que, plus la planète sera vieille, et moins il y aura de médiums ?

Vous voyez là une contradiction, mais il n’y en a cependant pas. Il y aura plus de médiums connus ou se connaissant lorsque la croyance sera répandue et que chacun aspirera à se mettre en rapport avec nous, ceux qui sont les petits médiums arriveront à augmenter leurs facultés par l’essai journalier et le désir de réussir, mais il est bien certain que, plus la terre vieillira, moins elle dégagera de forces fluidiques destinées à fournir une électricité absorbable par les médiums et devant être transformée en force rnédianimique. Je crois que, pour remédier à cet inconvénient, il y aura une compensation, car vous savez que tout ce qui disparaît se remplace. Il y a longtemps qu’il n’y aurait plus un arbre en France si les mines de charbon n’étaient venues fournir un combustible destiné à remplacer le bois. Eh bien, à mesure que la croyance fera se développer les facultés médianimiques, la force dynamique de la planète sera remplacée par l’hérédité, et un Esprit qui s’incarnera chez des parents médiums bénéficiera de leur médiumnité. Toute faculté non travaillée s’atrophie ou, tout au moins, ne s’étend pas aussi y a-t-il beaucoup de gens qui s’ignorent médiums, et finissent même par perdre une faculté apportée en naissant. S’ils s’en servaient, leur médiumnité serait comme un membre qu’on fait travailler : elle prendrait des muscles et les parents la lègueraient à l’enfant qui viendrait leur demander la vie.

Expériences diverses Comment définir l’écriture médianimique ?

C’est une appropriation, un lien odique, entre l’Esprit et le médium. L’écriture médianimique est due à l’intervention de l’Esprit se servant des facultés du médium et jouant, pour ainsi dire, avec son organisme pour donner une communication qui peut être plus ou moins facile ou intéressante selon que le médium est plus au moins entraîné à subir son influence.

Les Esprits en général se souviennent-ils de leur manière d’écrire ?

Beaucoup d’Esprits oublient leur manière d’écrire, n’ayant jamais à la rappeler à personne.

Mais vous vous souvenez de la vôtre ?

Oui.

Plusieurs de nos amis invisibles nous rappellent absolument leur écriture, pourquoi ne faites-vous pas comme eux ?

Si je ne le fais pas, c’est qu’il y a longtemps que j’ai quitté la terre. Je vous ai donné, au début, ma signature, et, depuis, au lieu de m’appliquer à un graphisme enfantin et par trop matériel, j’ai surtout fait un effort pour reconstituer ma personnalité, car c’est encore bien plus par la nature de ce que dit un Esprit que par la formation de ses lettres qu’on peut le reconnaître. J’ai donc abandonné toute manifestation empreinte de matérialité pour ne parler qu’à votre souvenir et à votre pensée. Aujourd’hui, n’ayant pas exercé de longue date les mouvements graphiques d’un médium, je ne pourrais que difficilement vous donner une preuve qui, en réalité, n’est nécessaire que pour ceux qui ont des motifs de doute, ce qui n’est pas votre cas. C’est très difficile, en somme, et très rare de donner le moule véritable de son écriture déjà déformée par le passage dans le fluide du médium.

Vous aimez mieux l’écriture médianimique que les coups frappés ?

Oui.

La lenteur du procédé des coups vous agace ?

C’est plus difficile, parce que, avec l’écriture, nous concevons à la fois toute une phrase, tout un développement, et cela nous laisse libres de poursuivre notre idée, littérairement parlant. D’un autre côté, le médium, une fois lancé, ayant un cerveau éduqué à l’orthographe, nous nous contentons de penser un mot, une phrase, et d’appuyer, pour ainsi dire, sur le bouton qui met en action le mouvement graphique tandis que, pour les coups, il nous faut épeler lettre par lettre et cela arrête absolument notre pensée et sa corrélation.

Nous aurions tant désiré avoir de l’écriture directe, comment faut-il la définir ?

C’est la matérialisation de la pensée.

Cela existe ?

Oui, puisqu’on a photographie la pensée, sa matérialisation existe.

L’écriture directe est-elle un phénomène physique ?

Oui.

Est-il vrai qu’elle soit produite par le double et soit de l’animisme ?

Très rarement, et seulement chez les médiums dont les phénomènes sont, en général, du dédoublement.

Tous ces phénomènes ne sont-ils-il pas un seul et même phénomène à des degrés différents ?

Je l’ai toujours dit, et c’est bien pour cela que je n’ajoute aucune importance à ces classifications. L’écriture directe est très difficile à obtenir, parce qu’il y a là une nécessité de déplacement d’objet sans contact, et que la chaîne fluidique fait défaut.

Faudrait-il, pour l’obtenir, que nous fussions plus de deux ?

Cela ne signifierait rien ; il faut un médium ayant cette faculté, et c’est tout. La quantité des médiums présents n’a d’importance que pour les cas où une grande agglomération des fluides est nécessaire par exemple, pour obtenir des lumières, parce que, dans ce cas, il faut une dose d’électricité humaine assez considérable, et que chacun en dégage une part plus ou moins grande mais, quand il s’agit d’un phénomène spécial, les médiums doués de la faculté requise sont seuls à compter. Ayez plusieurs médiums obtenant des petits coups…s’ils sont réunis, les coups seront plus forts, mais ces mêmes médiums, malgré leur réunion, seront incapables de provoquer de l’écriture directe ou de devenir subitement voyants. La seule aide qui soit fournie par la réunion de plusieurs médiums, en dehors des lumières, c’est la récupération des forces épuisées. Pourquoi faut-il mettre un crayon dans les ardoises destinées à de l’écriture directe ? Parce qu’il y a, pour les Esprits, deux manières de procéder : ils se servent de la touche ou ils ne s’en servent pas. Quelques-uns peuvent matérialiser une substance manquante, et d’autres, ne pouvant pas opérer une matérialisation, se contentent de faire bouger le crayon et de le diriger. Comme on ne connaît pas d’avance les moyens de l’Esprit, il faut mettre la touche.

D’où vient que le crayonnage de l’écriture directe s’efface à la lumière ?

De ce que c’est une sorte de photographie, autrement dit, ce qui sert aux Esprits est peu matérialisé et s’efface au jour comme une photographie non fixée. Il faut mettre la feuille à l’abri du jour et de l’air l’enfermer dans du papier noir non glacé. 

Comment faites-vous pour donner des coups dans le bois ?

Nous nous servons des fluides accumulés comme d’un souffle pour faire résonner l’objet, table ou mur. Les fluides sont, pour nous, l’équivalent du souffle d’un instrumentiste. Les sons n’étant que des vibrations, nous les provoquons à l’aide des fluides que nous avons pris au médium et que nous dirigeons sur l’objet.

Est-ce quelquefois contre votre attente qu’il ne vient qu’un coup au lieu d’une réponse ?

Oui. Quelquefois, nous nous trouvons n’avoir pas assez accumulé. Nous croyons avoir pour deux ou trois coups, mais, si le fluide est peu puissant ce jour-là, il en faut une plus grande quantité, ce qui fait que nous avons tout dépensé pour le premier coup.

Pourquoi y a-t-il parfois des glissements ?

Parce que, lorsqu’il s’agit d’une tablette très légère, il arrive qu’en lui déchargeant du fluide, nous donnons l’impulsion au lieu de donner le coup seul.

Les coups dits raps peuvent-ils vraiment être uniquement magnétiques ?

Non, c’est une grosse erreur de ces enragés magnétistes. Les coups frappés dans une table sont un des procédés qui excitent le plus les plaisanteries des ergoteurs ! Nous n’avons jamais dit que nous étions dans une table ; nous nous servons de cette table comme d’un appareil télégraphique actionné par les forces médianimiques du médium. Dans les expériences de coups frappés comme dans celles d’écriture, ne prononcez jamais le mot preuve quand vous nous demandez quelque chose, cela met toujours le médium principal dans une sorte de nervosisme qui nous gêne en donnant aux fluides une insouplesse et une indocilité. Même aux coups, tout passe dans la tête du médium ! Non, dans ses fluides.

Je demande comment doivent s’y prendre, pour leurs petites séances, deux jeunes amies médiums inexpérimentées ?

Il faut qu’elles appellent leurs guides, parce que, si elles se mettent à laisser venir tout le monde sans faire amener les Esprits par leurs guides, elles auront des tromperies, surtout à cause de la nouvelle dame qui commence seulement à expérimenter. Il faut qu’elles se recueillent avant de mettre les mains sur la table, puis, qu’elles demandent à peu près dans ces termes : « Je prie instamment l’Esprit qui est chargé de me guider dans la vie de venir dans cet instant, de me donner son nom et de me dire de quelle façon je dois l’appeler. Je prie également les Esprits supérieurs de faire en sorte que mon guide vienne à moi seul et sans n’amener aucune entité de l’espace, afin que nous formions une union sérieuse pour la réussite de nos expériences. » Puis, il faut qu’elles concentrent leur pensée et leur volonté sur ce point pendant une dizaine de minutes, et que, pendant les cinq premières, elles ne mettent pas les mains sur la table pendant les cinq dernières, elles les y mettront et appelleront avec force. 

L’Esprit qui vient se faire photographier doit-il « fixer sur son corps astral une couche de matière d’ordre différent, pour que sa forme et son aspect puissent devenir visibles sur la plaque ? 

Oui. On s’enveloppe d’une substance rappelant la matière terrestre, afin de pouvoir être pris par un appareil terrestre.

Est-il vrai que, pour obtenir une photographie d’Esprit, il n’est pas besoin que la matérialisation soit poussée aussi loin que pour rendre un Esprit visible à l’œil ordinaire ?

Oui, c’est vrai, puisque la plaque peut voir ce que l’œil ne voit pas. 

Est-ce qu’une photographie représentant un être à contours parfaitement nets et semblant une photographie d’un être vivant, peut être authentique ?

Les photographies d’Esprits réelles sont toujours, non pas une image nette, mais une image floue, dans laquelle on retrouve des traits connus, car la logique elle-même est là pour vous dire qu’en admettant que la plaque reproduise des choses invisibles pour les assistants, il faut cependant que l’objectif fasse un travail normal, et, comme il reproduit très flou des êtres vivants éloignés ou simplement mal éclairés, il ne peut pas reproduire nettement un Esprit qui se présente beaucoup plus nébuleux qu’un être incarné. Cet Esprit se présente flou parce qu’il n’est pas très bien matérialisé, et il y a toujours des draperies parce que nous nous couvrons de fluides qui, en se matérialisant, font l’effet de draperies.

A propos des lumières que les Esprits produisent pendant les matérialisations pour se rendre visibles, je demande à Charles si, pour que je le voie, le soir, quand je me donne tant de peine afin d’y parvenir, il produit une lumière, ou s’il est lumineux par lui-même ?

Je suis lumineux par moi-même, chère amie, mais, là, il ne s’agit pas d’une matérialisation. S’il s’en agissait, ma propre lumière ne suffirait pas, parce qu’elle n’est visible que pour les médiums, et, si je voulais redevenir matière, il faudrait que je crée une lumière pouvant éclairer ma matérialisation.

Qu’est-ce que le médium voyant qui est avec moi voit de vous ?

Ma lueur périspritale, et ce sera également cette lueur que vous verrez.

Ce ne sera pas une matérialisation ?

Oh, jamais.

Est-il vrai que l’incrédulité aux phénomènes spirites soit aussi grande chez vous qu’ici-bas, particulièrement au point de vue des phénomènes de la matérialisation ?

Oui, Il y a même des Esprits qui n’y croient pas du tout. Ceux qui se matérialisent le savent très bien ; c’est prévu, c’est voulu mais supposez un Esprit qui, tout à coup, se trouve, en errant sur la terre, près d’un médium ayant les facultés nécessaires à la matérialisation et étant précisément dans les conditions voulues pour la produire... l’Esprit se trouvera matérialisé et verra la surprise du médium, mais, comme il n’aura pas cherché le phénomène, il ignorera s’il s’est produit et pourra croire à une vision du médium. A côté de cet exemple, il y a des cas où l’Esprit visite une quantité de médiums sans pouvoir se matérialiser.

Que prouvent les matérialisations ?

La matérialisation que, du reste, les ergoteurs qualifient d’extériorisation des forces du médium, ne prouve rien au point de vue de la survivance de la personnalité. A mon avis, les phénomènes physiques échapperont toujours à la sanction spirite, parce qu’on les expliquera autrement. Que ceux qui sont spirites soient convaincus de la réalité d’une matérialisation, ce n’est pas étonnant, ils sont spirites, donc ils admettent le principe, et la matérialisation leur apparaît comme une chose tout à fait indiscutable. Mais, s’il s’agit de sceptiques déjà imbus de cette idée que les forces invisibles de l’être humain sont multiples et tout à fait inconnues, ces sceptiques attribueront à ces forces tous les phénomènes physiques, sans avoir la pensée d’en rendre responsables les Esprits auxquels ils ne croient pas.

L’idéoplastie existe-t-elle, oui ou non ?

Oui, puisqu’on photographie la pensée, mais, à l’heure actuelle, les savants abusent vraiment de ce mot. Photographier une pensée prouve l’idéoplastie ou condensation d’une idée en une image semi matérielle, capable, par conséquent, d’influencer une plaque photographique. Cette appellation et cette découverte très réelle ont cependant le tort d’avoir été beaucoup trop souvent adaptées à une quantité de phénomènes qui n’ont rien à voir avec la fiction. L’idéoplastie est un phénomène plutôt rare, mais qui existe surtout chez certains médiums à fluides extrêmement opaques et matériels qui, en plus, ne sont entourés que d’Esprits inférieurs quand on a l’aide d’entités très vulgaires.

Dans l’idéoplastie la substance sert-elle à quelque chose ? 

Oui, à former le fantôme.

Les pensées sont donc formées de substance ?

Si on peut les photographier, c’est qu’elles ont pris matière. Les pensées de tout le monde en général n’ont qu’une consistance astrale, et ne peuvent en prendre une matérielle que sous l’influence médianimique.

Il est probable que reconnaître la possibilité de l’idéoplastie empêchera beaucoup de chercheurs de croire aux vraies matérialisations ?

Si rien ne prouve qu’il ne s’agisse pas toujours de l’idéoplastie, rien ne prouve non plus le contraire, car, du moment on une idée, chose vague qui n’a pas de corps, peut s’imprimer dans une matière, un corps astral le peut à bien plus forte raison. Si la matérialisation vue est une idéoplastie, c’est que l’idée, très fortement condensée par le cerveau, s’est imprimée dans la substance fluidique émanant du médium. Si pareille chose peut se faire, encore bien mieux un périsprit, qui est une forme plus tangible, réussira. L’idée de la matérialisation d’un Esprit est beaucoup moins alambiquée que celle de l’idéoplastie. L’idéoplastie fait des formes plus plates : une idée est une chose abstraite, sans vie personnelle, et, par conséquent, ne peut adapter la substance fluidique à sa forme bien modelée, ce que peut, au contraire, l’Esprit qui se matérialise et qui a conservé l’intelligence pouvant présider à la réalisation du phénomène.

Les photographies de matérialisations véritables sont aussi quelquefois plates et sans relief ?

Il se peut que la quantité de matière empruntée au médium soit insuffisante pour la reconstitution modelée du fantôme dans ce cas, il est intelligent de la part de l’Esprit de consacrer toute la matière dont il peut disposer à la reconstitution des traits, plutôt qu’à des dimensions et une épaisseur qui pourraient nuire à la personnification du fantôme, et ceci explique le manque de relief de certaines matérialisations.

Que se passe-t-il pour les vêtements ou les draperies ?

Quand ce sont des draperies, c’est que l’Esprit s’enveloppe simplement dans la matière qu’il peut manipuler autour de lui la matière éthérique et quand il reprend son costume connu, c’est qu’il crée, par la pensée, une image astrale se rapportant à un souvenir.

La matérialisation d’un buste en plâtre on d’une image lithographique constituant ce qu’on appelle un ectoplasme, ne paraîtrait pas plus absurde que celle d’une tête humaine, avec du sang, du mouvement et des pensées ?

Cela me paraît plus difficile que la matérialisation d’un Esprit, parce que l’Esprit qui se matérialise trouve dans le médium tous les éléments chimiques du corps qu’il veut reformer, tandis que la chimie d’un plâtre, par exemple, ce n’est pas le corps du médium qui peut la fournir !

Il faut donc la trouver ailleurs, et où ?

... dans l’ambiance, peut-être, mais, en tous les cas, le procédé semble beaucoup plus compliqué et plus difficile que ce que les savants rejettent probablement parce que c’est un phénomène empreint de logique et de simplicité à savoir 1a reconstitution d’un corps par les éléments chimiques d’un autre corps qui possède les facultés d’extériorisation requises pour ce phénomène. Quant à dire que l’identité soit impossible à reconnaître dans une matérialisation parce qu’un Esprit peut prendre l’apparence d’un autre Esprit, c’est une erreur. L’Esprit peut reprendre toutes les difformités qui étaient sa propriété, mais non changer l’apparence de son périsprit contre celle d’un autre Esprit. C’est matériellement et spirituellement impossible. Le périsprit qui se matérialise ne peut prendre que l’apparence qu’il avait dans sa dernière existence on celle d’une existence antérieure dont l’ensemble est fixé dans le moule périsprital. 

Est-il vrai que, dans les phénomènes de matérialisations, une commotion morale ou physique ne soit contrairement à ce que disent beaucoup de spirites, ni mortelle ni même dangereuse pour un sujet en état de transe, à moins qu’il ne soit cardiaque ? 

Non, ce n’est pas vrai. Le médium est extériorisé, il est donc sur le chemin de la mort, et il suffit d’une vibration trop forte pour séparer définitivement le corps astral du corps matériel. Même le sujet magnétisé est sensible à l’attouchement d’une personne étrangère.

Il est dangereux de réveiller brusquement un somnambule, comment pourrait-on traiter autrement un médium qu’un sujet ou un somnambule ?  Vous dites que, si les expériences de matérialisation font plus de mal que de bien, cela résulte de ce que les Esprit inférieurs seuls y prennent part cependant on parle de grands Esprits qui se sont matérialisés, et on a, en effet, beaucoup affirmé l’apparition de Samuel à la prophétesse d’Endor et l’apparition tangible de Jésus à ses disciples ?

Il y a des exceptions, mais vous remarquerez que ce qui prouve que ce sont des exceptions et ce qui les justifie, c’est le motif qui les a produites. Un grand Esprit ne se matérialise pas ainsi pour satisfaire la curiosité des foules. S’il y avait une mission transcendante à accomplir, il se pourrait que cela se produisit de loin en loin, mais les deux exemples cités par notre bon ami sont déjà assez distants l’un de l’autre pour établir que la matérialisation des Esprits élevés n’est pas chose commune. Dans les conditions de la vie moderne, ni le besoin ni l’utilité ne s’en font sentir, puisqu’il ne s’agit pas de transmettre des ordres importants, et un assez grand nombre de Messies ont habité la terre pour que les hommes soient suffisamment instruits de leurs devoirs et des chemins qu’ils doivent suivre pour progresser. 

Faut-il être médium pour sentir le souffle ?

Certainement. Il ne suffit pas pour nous de souffler ou de toucher, il faut encore que la personne à laquelle nous nous adressons soit médium, afin de pouvoir percevoir le phénomène.

Est-ce rare de sentir le souffle ?


Ce n’est pas rare de le sentir dans les séances, mais c’est rare de le sentir quand on est seul. L’attouchement est encore plus rare, parce qu’il exige une grande sensibilité du médium et une grande assimilation de l’Esprit.

Pourquoi y a-t-il toujours du souffle en même temps que l’attouchement ?

Parce que la projection du fluide peut produire les deux phénomènes à la fois.

L’attouchement est-il un phénomène purement physique ?

Non, c’est physique et intelligent tout ensemble, puisque c’est un phénomène physique qui révèle une présence intelligente.

Que penser de ceux qui préfèrent les phénomènes physiques aux phénomènes intelligents ? Que voulez-vous?

C’est toujours l’histoire du paysan qui ne sait pas lire ailleurs que dans les livres écrits en gros caractères.

Pourriez-vous produire des phénomènes matériels ?

Oui, mais je n’aime pas le faire.

Mon ami Charles (esprit familier) le pourrait-il ?

Oui. Mais pas sans se mêler à des Esprits inférieurs. Charles vous dit qu’il ne le ferait pas. 

Qu’est-ce, en somme, qu’une lévitation ?

C’est la force médianimique jointe à celle des Esprits, et rendue ainsi assez intense pour opérer le déplacement d’un objet. Dans les lévitations de table, son fluide sert d’aimant et est plus fort que la matière dont la table est formée.

Mais la lévitation humaine ?

La lévitation d’un individu, c’est la force du corps périsprital devenue assez intense pour dominer le corps matériel, et l’inciter à suivre le mouvement qu’il désire accomplir. C’est le corps astral qui reprend ses facultés avec une telle puissance que le corps matériel le suit, comme un morceau de fer rejoint l’aimant.

Que pensez-vous des expériences publiques ?

Toutes ces expériences publiques font plutôt du mal pour que des phénomènes purement physiques soient probants, il faut qu’ils aient lieu en tout petit comité. Les expériences font croire au fluide, mais ne peuvent convaincre quant à la spiritualité.

Qui agit ?

Des Esprits généralement inférieurs.

Ce n’est pas le double du médium qui produit les phénomènes ?

Si, mais avec le concours de ces Esprits, c’est à dire qu’ils se servent de ce double comme d’un force qui s’ajoute à la leur pour augmenter la matérialité du phénomène. Je n’aime pas du tout, en général, les phénomènes purement physiques et j’ai bien envie de refuser toute participation à la venue , en disant qu’elle attire des Esprits bons seulement à donner raison aux théosophes ? Il est bien certain que les entités qui s'intéressent sont d’une infériorité notoire, et c’est ce qui leur permet de produire ces manifestations qui amusent tant les badauds spirites, mais qui ne sont ni élevées, ni consolatrices. Il est absolument prouvé que les forces occultes des Esprits inférieurs sont plus aptes à produire les déplacements d’objets, parce que l’émanation de ces êtres possède une matérialité qui prend plus facilement contact avec les objets matériels, et c’est pourquoi il faut un peu et même beaucoup se tenir sur ses gardes dès qu’il s’agit de prendre part à des séances de ce genre.

Les mouvements d’objets sans contact sont-ils vraiment produits par les membres fluidiques des médiums ?

Oui et non, c’est-à-dire que les déplacements d’objets peuvent être opérés ainsi, mais qu’ils peuvent encore mieux l’être par les membres fluidiques de l’Esprit rendus plus matériels grâce à l’appui du médium.

Beaucoup de gens prétendent que, tout est de l’animisme, autrement dit que tout est dû au prolongement fluidique du corps du médium ?

Je crois que lorsque on fait un geste dont la réalisation se produit à distance, c’est un prolongement, mais que, lorsqu’il y a matérialisation d’une main, et que cette main est différente d’aspect de la sienne, il y a là sûrement une manifestation spirite.

Mais cet animisme, qui domine dans les séances , n’est-il pas une arme contre la spiritualité ?

Oui, mais vous comprenez qu’il est impossible que ce que vous appelez animisme n’existe pas. Pour qu’un médium à matérialisation (de quelque genre que ce soit) puisse fournir la substance matérielle à un Esprit, il faut que cette substance sorte de lui-même et se condense au dehors. S’il y a manifestation intelligente, c’est qu’un Esprit présent a pu s’emparer de cette extériorisation et l’approprier à cette rematérialisation de son périsprit; mais, lorsque aucun Esprit n’est là ou que les Esprits présents ne peuvent pas produire le phénomène, l’extériorisation du médium agit pour le compte de celui-ci en s’aidant encore des forces et des images projetées par les assistants. Lorsqu’il s’agit, non pas d’apparitions, mais de déplacements d’objets ou des mains fluidiques matérialisées, il se sert de sa propre extériorisation, et il n’y a aucun Esprit qui participe au phénomène. 

Qu’avez-vous pensé des essais d’incarnation (transe, possession) ?

Je n’aime pas le phénomène de l’incarnation, parce que, dans l’incarnation, il y a un mélange de fluides et de natures trop grand pour qu’on puisse garder sa personnalité.

Je croyais que les Esprits avancés ne pouvaient pas s’incarner ?

Nous pouvons tous le faire, mais les Esprits avancés y ont une extrême répugnance. Ce n’est pas du tout agréable de se mélanger ainsi à n’importe quel périsprit, à moins que le médium ne soit d’une nature en rapport avec celui qui s’incarne.

N’en est-il pas un peu pour les incarnations comme pour les matérialisations au point de vue de la matérialité du phénomène ?

Les incarnations sont un peu supérieures aux matérialisations, c’est-à-dire qu’il est plus facile à un Esprit évolué de se présenter en incarnation qu’en matérialisation, parce qu’il fait simplement jouer les organes du médium, et ne se refait pas un corps adhèrent à son périsprit avec la matérialité de ce médium. L’Esprit se sert des organes du médium comme d’un clavier dont il ferait jouer les touches il peut même faire mouvoir ces organes à une petite distance de lui par la seule force de ses rayons fluidiques, lesquels sont comme les ficelles d’un théâtre de marionnettes qui serait le médium.

Y a-t-il vraiment, en séance, des incarnations d’Esprits élevés ?

Non, chère amie. A l’exception du guide du médium, qui peut s’incarner chez son protégé, ces incarnations d’Esprits élevés ne se font que par procuration.

Celui qui s’incarne n’est jamais très élevé lui-même ?

Non, à moins qu’il ne soit le guide du médium. Vous me comprenez de ne pas aimer ce phénomène ? Oui, parce qu’il y a très souvent un mélange. Le médium, pendant le temps de l’incarnation, est parti, mais son cerveau est là et ressert ses souvenirs inconscients, ce qui fait que l’Esprit incarné rencontre tous ces souvenirs, et que cela le gêne considérablement et l’empêche souvent de dire absolument ce qu’il veut.

Que se passe-t-il quand le médium se débat ?

C’est que l’Esprit a de la peine à prendre sa place, soit qu’il n’ait pas l’habitude du phénomène, soit que le médium soit mal disposé. Le médium se débat parce que l’incarnation est pour lui un phénomène qui se rapproche de la mort. Sur nos correspondances croisées. Il ne faut pas espérer que ce siècle verra tomber toutes les observations et objections des détracteurs du spiritisme. Beaucoup mettront vos expériences sur le compte de la télépathie. 

Même celle du rêve ?

Celle du rêve est inexplicable par tous moyens, mais vous savez ce que sont les détracteurs: les plus grosses bêtises ne les effrayent pas pourvu qu’ils fassent de l’opposition. 

 


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