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Astrologie et fatalité

Publié le 16 mai 2022 à 08:38

 

QUESTIONS/REPONSES

 

Peut-on dire que « l’influence astrale sur l’homme est une vérité expérimentale ?

-  Il y a du vrai là-dedans, toujours à cause de la provision fluidique qu’il faut apporter dans l’incarnation. L’Esprit qui se réincarne puise des fluides dans l’ambiance qui l’environne, et cette ambiance est un peu différente suivant la position des astres. Chaque planète dégageant des fluides différents, il arrive que ceux qui sont plus rapprochés de l’Esprit lui procurent une ambiance appropriée à la vie qui réside à la 24 surface des planètes en jeu, et l’Esprit, s’enveloppant de cette ambiance, apporte ainsi sur terre des tendances ou des facultés qui sont les mêmes pour tous les individus nés en même temps.

Maintenant, tout ceci se mariant avec les tendances naturelles de l’Esprit, avec ce qu’il a rapporté de ses incarnations précédentes, avec son degré d’élévation, et, aussi, avec ce qu’il puisera dans les parents appelés à lui donner un corps, ceci dis-je, fera cependant des êtres très différents, mais qui auront des points généraux de ressemblance. Certes, l’astrologie n’est pas aussi précise que le croient ses adeptes ; elle agit pour les tendances et les lois générales de la vie, mais les détails sont laissés au libre-arbitre, et ainsi est détruite la fatalité qui semblerait en découler. Le chercheur arrivera à croire à l’astrologie, parce que le champ du psychisme est trop vaste pour qu’on puisse mettre une clôture à la parcelle connue, et déclarer que tout ce qui est au delà n’existe pas.

Au contraire, quand le jardinier soigneux aura étudié toutes les plantes de son enclos, il voudra voir si, dans la partie non explorée, il n’y aurait pas encore à apprendre quelque chose. Sur ce qu'on attribue à notre moi latent l’origine de nos pensées et, par suite, des événements à travers lesquels notre existence se déroule, Le moi latent, pensant, ne peut pas prévaloir sur les événements indépendants de la volonté, il y a donc une part de déterminisme et une part de volonté dans la vie humaine. Ce qui est du déterminisme, ce sont les grandes lignes contre lesquelles il n’y a pas à se regimber seulement, il est bon de croire que tout dépend de la volonté, afin de ne pas tomber dans le fatalisme.

Si nous nous réincarnons avec la dose si forte d’espérance chevillée au fond de notre âme, c’est que nous devons avoir cette arme contre la fatalité, et être engagés à une lutte dont l’issue n’est jamais déterminée. La part du libre-arbitre concerne les actes de la vie qui entraînent avec eux le progrès qu’on est venu accomplir. Voyez-vous : ce qui est regrettable, c’est que l’homme soit, par tempérament, un législateur implacable. Il veut la loi unique pour tout, sans comprendre que l’univers et les êtres qui le peuplent sont trop différents entre eux et engendrent trop de cas et d’événements dissemblables pour qu’on puisse tout enrégimenter sous la même loi. Il y a des milliers de divergences dans les hommes, les choses, les événements et leurs causes donc, il faut qu’il y ait aussi une part de fatalisme, de déterminisme, et une autre de libre-arbitre, de volonté consciente ou inconsciente.
IL y a toujours une part de fatalité dans la vie. Cette part, ce sont les grandes lignes, les épreuves acceptées avant la réincarnation et qui ne peuvent être anéanties par aucune volonté humaine, parce que le progrès qu’elles doivent entraîner avec elle serait réduit à néant. La prévision de l’avenir ne peut être faite que pour ces grandes lignes de la destinée choisie avant la réincarnation, le reste n’est pas fatal. Pour les détails, ce qui est en germe peut seul être prévu, et, comme le bien et le mal peuvent être faits dans n’importe queue situation, il ne faut pas être fataliste.

Si l’on croyait à la fatalité absolue, personne ne ferait plus ni efforts ni progrès, et on peut même dire qu’on a eu bien tort de jouer autant de cette corde depuis des années, dans tous les cas de soi-disant irresponsabilité.

 

 

Est-il vrai que « la spiritualité est prouvé par le fatalisme de ces grandes lignes de la destinée, et l’annonce qui peut en être faite ? 

 

Oui. Si l’on peut prédire ces événements, c’est qu’ils sont fatals, or, qui donc a décrété cette fatalité sinon toute la série des intelligences extra-terrestres et des sanctions du libre-arbitre ? L’avenir ne peut donc pas être prédit dans ses moindres détails ? Non, en général les détails ne sont pas prévus, et si, parmi eux, il y en a qui le sont, c’est qu’ils doivent amener un événement assez important, faisant partie de la destinée.

La prescience de l’avenir par la personne intéressée elle-même vient de ce que, avant la réincarnation, l’âme sait ce qui l’attend or, si elle s’incarne dans une famille qui, par l’atavisme, facilite des facultés médianimiques ou somnambuliques, elle se souviendra vaguement, et, inconsciemment, elle tirera, des événements de la vie, des conclusions devant aboutir au fait prévu. La prévision de l’avenir par une personne autre que l’intéressée elle-même, est une faculté spéciale de certains médiums qui entrent en communication avec l’âme de la personne incarnée et voient dans son périsprit ce qu’elle-même n’y démêle pas.

On porte en soi le schéma de son incarnation, et on peut s’en souvenir vaguement, ou, sinon, on est comme un prisonnier auquel on a muré les fenêtres, et qui ne peut apercevoir un coin du ciel et le rayon de soleil qui doit venir le réchauffer. Mais un autre peut voir ce rayon de soleil, un autre être doué de ce qu’on appelle vulgairement la double vue, peut voir le schéma du prisonnier et en tirer des déductions. Les détails précis sont plutôt des déductions inconscientes faisant partie d’une science extraterrestre qui veut que de ceci naisse cela c’est la seule manière d’expliquer la prescience de l’avenir.

Du reste, cette science n’est nullement infaillible, et si, souvent, des tireuses de cartes sont remarquables avec certaines personnes et pataugent avec d’autres, ce n’est pas de leur faute, et vous pouvez, sans crainte de vous tromper, affirmer que le consultant ne sera pas plus heureux avec aucun autre voyant, si merveilleux soit-il, car, s’il a un schéma embrouillé, indécis, ou s’il s’est incarné sans plan bien arrêté, ou, encore, si son enveloppe est très compacte, il ne sera rien dit sur lui. Comment le voyant voit-il ce qu’il voit ? Il voit parce qu’il a une faculté et un billet permanent d’aller et retour dans le monde extra-terrestre. Il est médium et lit inconsciemment dans le souvenir extra-terrestre de l’incarné. Comment se fait-il que, si des médiums voient l’avenir des incarnés, vous, Esprits dégagés, vous ne le voyiez pas ? C’est d’abord, parce qu’il y a aussi, dans le monde des Esprits, des clairvoyants et des non clairvoyants. Ensuite, que, quand nous sommes depuis longtemps détachés et éloignés de la terre, nous ne nous mettons pas si facilement en contacts et que ces images flottantes que le médium voit, suivent l’incarné et ne restent pas chez nous.

Les Esprits ne peuvent donc pas vous donner un conseil absolu. Lorsque ils vous le donnent, ils se basent sur des probabilités, des choses en germe, mais vous savez que tous les germes n’arrivent pas, à maturité ; le ver qui rampe dans la terre se plaît quelquefois à en faire sa pâture, ou le vent les emporte au loin. Ainsi en est-il de vos destinées : nous voyons les événements en germe, mais nous ne pouvons en certifier l’issue, et souvent, un événement fortuit, une volonté étrangère, une maladie, viennent faire l’œuvre du ver ou du coup de vent malencontreux.

Puis, quelquefois, nous savons cet avenir, mais nous n’avons pas la permission de le dire, parce que ce qui serait annoncé par un Esprit prendrait une bien plus grande importance que ce qui est annoncé par un incarné. Tout le monde n’a pas la permission de connaître son avenir ; pour quelques âmes fortes et profondément philosophes, il y en a une quantité qui seraient démoralisées par cette connaissance, et, si les intuitifs out un souvenir vague des résolutions prises avant l’incarnation, cette révélation ne paraît être, à leur sens matériel, qu’un pressentiment sans importance et qui, n’étant pas une révélation certaine, n’enlève pas à leurs âmes l’espérance dont tout être a besoin, et qui est si utile pour aider l’énergie, atténuer les coups de la destinée, et même, quelquefois la faire légèrement dévier.

La science de l’avenir ne doit pas exister, et elle nous est interdite, afin que nous ne puissions que très rarement en faire usage vis-à-vis des incarnés. Si elle était à la portée de tous les Esprits, jugez quel mal en résulterait ! Ce mot « interdit » vous choque, mais l'interdiction est très nécessaire ; comment pourriez vous empêcher des Esprits malveillants de vous annoncer tout ce qu’ils verraient autour de vous en l’amplifiant ?... C’est bien une chose défendue, en général, et si quelques incarnés voient ces images chez d’autres, c’est assez confus la plupart du temps, et le fait qu’ils se trompent souvent ne dispose pas à l’absolue crédulité. Il faut bien se rendre compte de la partie si importante que doit jouer dans la vie ce moteur puissant, le libre-arbitre, et comprendre que ces quelques grands événements prévus avant la réincarnation sont reliés ensemble par une quantité de fils conducteurs que nous tissons nous-même, à chaque heure de notre existence.

 


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