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Texte psychographié : l'orphelin n'est jamais seul

Publié le 11 mai 2022 à 08:19

Toi qui, privé d’amour paternel et maternel, essayes tes premiers pas, tes premiers
bégayements vont vers tes Protecteurs, car ils sont là, présents, ils te disent : « Va dans la vie,
il semble que tu seras privé de foyer, mais tu auras l’amour de ceux qui t’attendent ici, il te
récompensera largement de toutes les peines et privations que tu vas endurer.
Tout d’abord, tu t’engages dans la vie sans la comprendre, le sourire d’une personne inconnue
te fait plaisir, t’illumine de joie, et tu penses : « Si j’avais une maman, elle me comprendrait,
elle me dirait des mots gentils, me raconterait des histoires, mais je n’en ai pas. »

Pauvre enfant ! Tu seras privé d’amour terrestre, tu ne connaîtras pas les joies d’un foyer, tu
rentreras seul dans ta chambre où tout te paraîtra triste, et tu te diras : « Je n’ai pas mérité
d’avoir une mère, je suis destiné à vivre seul ! Eh bien je vais tâcher de me conduire comme si
j’avais une mère pour me conseiller, un père pour me soutenir ; et puis, au fait, ils sont peut-être là ! » Et en ton imagination surgira la pensée de celle qui t’a donné le jour, elle viendra te
bercer pendant ton sommeil en te disant : « Ne commets jamais de fautes, car tu éteindrais le
soleil et la gaieté de ton âme ; accepte la vie telle qu’elle est ; aie le travail pour compagnon ;
avec lui tu ne t’égareras jamais, ton âme se développera et, plus tard, lorsque tu auras l’âge de
raison, tu fonderas un foyer. »


Et l’enfant qui ne comprend pas le drame intime qui se déroule en son âme pense qu’il est
heureux ; la vie lui paraît belle, le soleil, la nature lui appartiennent, il en profite aussi. Et cette
âme enfantine s’échappe alors de son corps matériel ; elle va puiser dans l’élément divin où
elle retrouve une grande famille qui la regarde, la soutient et lui donne le courage de supporter la vie.


Et plus tard, les personnes qui auront suivi cet enfant, et l’auront vu agir, diront : « Il a été
élevé sans mère, mais en lui est un génie inconnu qui le dirige ». Et c’est vrai, cette mère qui
lui manque matériellement est là, présente, elle vient vers lui, elle l’aide, elle le soutient.
O orphelins ! Ne soyez jamais tristes, envisagez la vie avec un sourire, avec amour, avec joie.
Quand vous la quitterez, vous aurez fait un grand pas ; la récompense de toutes vos peines se
trouve ici, et au lieu d’une mère, vous en trouverez plusieurs qui vous tendront les bras, et
lorsque vous verrez la sollicitude qu’elles ont eue pour vous, vous direz : « Avec une aide
comme celle-ci, j’aurais été un ingrat de me plaindre ».


Regardons à présent l’enfant pervers à qui les parents laissent tout faire… Cet enfant devient
un dieu pour les parents, et lorsqu’il est désagréable, on s’empresse de dire : « C’est un
caprice, il ne faut pas le contrarier… ». Hélas, mères ! Vous n’êtes pas assez fortes, pas assez
énergiques ; il y a pas de caprices enfantins ; l’âme possède ses vices, ses qualités, et à tout
âge ils se développent.


La mère qui est bonne pour son enfant, est quelquefois funeste pour lui quand elle le laisse
mal agir sans le réprimander. Cet enfant qui cherche à s’imposer et à dire d’une manière
insolente : « Je ne plierai pas ! » doit être de bonne heure contraint au travail. Il faut lui
apprendre qu’il sera obligé de gagner parfois durement sa vie. Il faut lui apprendre à ne jamais
compter sur le patrimoine de ses parents. Voilà un point capital que les parents ne
comprennent pas assez ; en voulant faire le bonheur de leurs enfants, ils font souvent leur
malheur, car ils facilitent ainsi le développement de leurs vices.


Tandis que, en leur apprenant à travailler, ils ne compteront que sur eux pour vivre, ils
regarderont souvent à deux fois avant de désobéir. Ils apprendront à compter avec une nature
ferme, énergique ; ils seront plus respectueux, plus aimants. Arrivés à l’âge adulte, ils
diront : « Ma mère avait raison de me mener ainsi ! » Au lieu de protester contre sa fermeté,
ils reconnaîtront qu’elle n’était pas assez sévère.


O enfants ! Que de fois dans la vie, vous passez à côté de votre bonheur sans le comprendre !
Combien de fois ne pensez-vous pas qu’il vaudrait mieux, pour vous, échapper à la tutelle de
vos parents. Hélas ! Vous ne savez pas, enfants, que si vous n’étiez pas sous la tutelle, la
coupe de vos passions se remplirait d’une manière si rapide, qu’elle annihilerait bientôt en
vous le véritable instinct de l’homme.


A la mère qui a de tels enfants, il faut du courage, il faut qu’elle se sente soutenue, aidée, et
elle doit l’être par son compagnon de vie. A défaut de celui-ci, elle sera soutenue par des êtres invisibles si elle n’a qu’un but : le bonheur des enfants que Dieu lui a confiés ; à tout instant elle se sentira réconfortée, elle aura de l’énergie, de la volonté, et lorsqu’elle viendra ici, elle aura la satisfaction d’avoir bien remplie la tâche que Dieu lui avait donnée.

O mères ! Élevez-vous par la pureté de vos sentiments, par la pureté de votre âme ! Apprenez
à ceux qui vous entourent à respecter ! Apprenez-leur aussi que par la prière on arrive à un
état meilleur ; par elle, l’âme s’élève au-dessus de la Terre et vient planer ici, entrevoir
l’horizon de l’infini, là où plus tard elle sera bercée, là où elle viendra communier lorsqu’elle
aura terminé toutes ses étapes terrestres ! Mériter cette échappée dans l’Infini, c’est mériter un
bienfait de Dieu !


Mères ! Orphelins ! Ne baissez jamais vos regards sur la Terre. Au milieu des plus grandes
difficultés de la vie, élevez votre moi intellectuel, venez puiser aux puissances de l’Infini la
force de vivre, la force de vaincre vos passions.
La nature est le berceau de l’homme, puisque l’homme à la mort, retourne à la Terre. La Terre
le reçoit dans un berceau de paix, elle ensevelit sa dépouille mortelle, et le berceau de son âme c’est l’Infini.


Immensités Célestes qui recelez tant d’intelligence, tant de génie, tant de pureté, faites
comprendre aux hommes qu’il n’y a pas d’idéal sur la Terre, qu’il est ici !


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