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Texte psychographié : aux mères affligées

Publié le 10 mai 2022 à 08:20

O mères affligées, paix soit en vous ! Paix de l’âme, paix du corps, paix du cœur ! C’est le
souhait d’un penseur à vous que l’on appelle les déshéritées de la Terre, à vous que le destin
étreint durement. O mères ! Vos enfants vous sourient et, dans le langage mystique, vous
disent : « Maman ne pleure pas, Dieu ne nous abandonne jamais ! »
O mères ! Qui passez des heures à travailler, à vous oublier et qui pensez : « Comment vais-je
faire aujourd’hui pour donner du pain à mes enfants ? » L’angoisse vous étreint, mais
beaucoup d’âmes invisibles vous regardent et vous envoient des pensées puissantes pour vous soutenir et vous faire comprendre que vous devez accepter la vie en faisant tout votre possible pour mettre un peu de gaîté là où il n’y a que tristesse.


Et si nous regardons la mère à qui la mort a pris son enfant. Elle est là devant le berceau,
pensant : « Tout à l’heure il sera vide ! Je ne puis me faire à la pensée que cet enfant m’est
ravi !… » Sa douleur est extrême, elle voudrait arracher à la mort cet enfant qu’elle adorait,
qu’elle devait voir grandir, qui devait lui donner des joies et égayer ses vieux jours. Elle est là
cette mère qui avait fondé tant d’espérance sur cet enfant, ignorant qu’il aurait une vie si
courte, qu’il était venu simplement pour lui donner la joie d’être mère, pour lui apprendre
aussi que Dieu donne les enfants, mais qu’il les retire quand il le juge à propos ; pour lui
apprendre encore que tout Esprit suit son destin, que toute âme évolue et qu’elle doit chercher son enfant au delà du tombeau. Elle le retrouvera alors en pleine liberté, en pleine activité, avec un corps éthéré ; elle le retrouvera près d’elle, lui souriant, lui disant : « Mère, sèche tes larmes, je suis vivant, Dieu ne m’a pas séparé de toi, il m’en a rapproché, au contraire, car mon âme, à l’instant, communie avec la tienne, partage ta douleur, te comprend mieux ! »
Regardons attentivement, à présent, la mère qui s’oublie toute une vie pour élever sa famille.
Voyez quelle ingéniosité elle déploie pour donner à l’un de ses enfants une gâterie, à l’autre la
surprise d’un jouet lorsqu’il a bien fait. Son Esprit travaille constamment, même lorsque son
corps prend du repos ; elle songe aux nouvelles tâches qui la réclameront le lendemain et
cherche le moyen de mieux remplir sa journée et de faire les efforts qui lui seront demandés.
Avec quelle ingéniosité et quelle facilité les mères savent prévoir et soulager les maux de
leurs enfants ! Tâches humbles et nobles ! O mères ! Vous êtes capables de tous les
héroïsmes !


Voyons, à présent, les regrets de la mère qui voudrait faire instruire ses enfants et qui n’en a
pas les moyens. Elle travaille sans relâche, croyant pouvoir y arriver et souvent cela ne suffit
pas ! Elle est privée alors de cette satisfaction, elle souffre amèrement. Elle regrette de ne pas
avoir elle-même assez d’instruction pour la leur communiquer. A défaut de science matérielle,
elle leur apprend tout ce qui développe le cœur : l’amour, l’abnégation, la charité ; elle leur
apprend à faire des sacrifices et à accepter les plus dures privations. Son exemple est un
modèle vivant pour ses enfants, il ne s’effacera jamais de leur mémoire, car ils se
souviendront toujours de l’ange du foyer qui, au milieu de mille difficultés, au milieu de mille
privations, a su sourire même à l’infortune. Au moment des repas, elle allait vers l’un, vers
l’autre, voulant faire oublier à ses enfants qu’elle n’avait pas pris la nourriture nécessaire ; elle
ne se rendait pas compte que, dans son abnégation, elle avait été nourrie d’éléments spirituels, parce que son Esprit avait su dominer la matière… Le langage humain ne possède pas de mots assez justes, assez nobles pour traduire des vies comme la sienne.


O mères ! souvenez-vous que dans vos douleurs, aux moments les plus durs de votre vie, vous avez pour amis, pour soutien, les penseurs, les philosophes, les poètes qui viennent chanter près de vous la poésie sublime du courage. Votre réveil dans l’Au-delà sera magnifique, votre âme y reprendra sa liberté, elle sera heureuse de jeter un coup d’œil sur l’étape qu’elle vient de franchir et, dans un élan de reconnaissance, elle se transportera vers ses amis invisibles, vers ceux qui consolent les mères affligées, qui soutiennent les pauvres et les déshérités de la vie.


Espérez ! Que l’espoir soit votre ami fidèle. C’est un compagnon sûr qui vous conduira aux
sommets les plus élevés, les plus divins. L’espérance conduit vers le Créateur, vers notre
Père ; elle nous fait goûter les harmonies sublimes où l’âme oublie toutes les souffrances,
toutes les peines.


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