• Consultations sur RDV
  • Sans complaisance
  • A distance
  • A domicile

Texte psychographié : l'éducation et l'instruction l

Publié le 9 mai 2022 à 08:19

On ne comprend pas assez ce que deviendrait l’enfant dont l’éducation aurait été soignée et
que l’on aurait fait instruire sur toutes choses.
La classe aisée, me direz-vous, fera facilement instruire ses enfants, parce qu’elle en aura les
moyens, mais il ne peut en être de même pour les familles pauvres.
La pauvreté cependant n’exclut pas nécessairement l’étude, et beaucoup de parents pourraient,
s’ils comprenaient mieux leur tâche, donner à leurs enfants les moyens de s’instruire, par
exemple en travaillant, si possible, deux heures de plus par jour.
Ne voyons-nous pas beaucoup d’enfants dont l’intelligence est au-dessus de la moyenne ?
Mais, livrés à eux-mêmes, que feront-ils devenus hommes ? Ils iront grossir l’armée des
inutiles et des mécontents, alors qu’avec un peu d’instruction ils auraient pu être utiles aux
autres.
En général, la faute en est aux parents qui se refusent à l’effort nécessaire qui permettrait à
leurs enfants quelques années d’études.
Ce n’est pas ainsi que doivent être envisagés les devoirs du père de famille ; ce n’est pas ainsi
que l’on participe au travail commun. Si vous regardez à deux fois avant de donner le
moindre petit effort supplémentaire, vous n’irez pas vite, vous serez arrêté par tout dans la
vie ; la plus petite difficulté vous fera prendre le chemin de traverse et vous voudrez vous
disculper ; mais ne croyez pas échapper à votre responsabilité en disant : « Je n’ai pas eu le
temps, mes moyens ne me le permettaient pas ».
Quand on ne veut pas comprendre ses devoirs de père de famille, on peut trouver mille
raisons pour s’excuser aux yeux du monde, peut-être, mais rien ne pourra vous justifier devant
votre conscience qui, un jour, se réveillera et vous rappellera durement la réalité.
Songez donc sérieusement et dès maintenant à l’avenir de vos enfants ; travaillez sans relâche,
facilitez leur instruction, afin que plus tard, par votre incurie, ils ne soient pas arrêtés à chaque
instant dans la voie du progrès.

Considérons, à présent, les Ecoles modernes et la vie des étudiants.
Vos Universités ouvrent aujourd’hui leurs portes aux étrangers. Cette jeunesse qui se coudoie
en étudiant sera susceptible, dans l’avenir, de faire des hommes d’affaires, des hommes
politiques qui, en temps opportun, se souviendront de leurs camarades d’études, et c’est ainsi
que des alliances entre certains peuples s’établiront.
Plus on verra dans les Universités s’associer les races, plus on étendra le règne de la fraternité,
et ainsi, s’éteindra la haine des peuples, et l’homme s’acheminera vers son avenir
merveilleux : le règne de la Liberté de Pensée et d’Etude.

Ce n’est pas en ayant deux sortes d’enseignements que l’on arrivera à la fusion des idées ; une
seule Ecole s’impose pour tous. Ecole où riches et pauvres recevront le même enseignement,
un enseignement vraiment libre ! Comment voulez-vous trouver dans le monde la liberté de
pensée si vous ne l’imposez pas dès l’école ?

Il n’y a pas d’âge pour s’instruire ; l’homme qui est soucieux d’apprendre, apprend toute sa
vie ; il apprend au fur et à mesure que son intelligence lui permet de s’adapter aux
connaissances nouvelles.
Je vois que beaucoup d’entre vous disent : « C’est très difficile d’apprendre ». Si par avance
vous dites que c’est très difficile, il est certain que vous apprendrez peu de chose. Lorsque
vous apprenez un métier, dont l’apprentissage vous demande trois années, par exemple, la
première année vous accomplissez vos exercices avec une certaine difficulté, mais à mesure
que vous avancez, ce qui, d’après votre conception, vous avait paru un monde, n’est plus pour
vous qu’un jeu d’enfant.
Il en est de même pour tout
Les grands hommes passent leur vie à étudier ; pourquoi ne consacrerait-on pas, dans les
classes laborieuses, une heure chaque jour à l’étude ? Tous vous pourriez le faire ; même le
simple ouvrier qui va tous les jours à son travail, pourrait, s’il le voulait bien, se donner à
l’étude d’une manière suivie et, de ce fait, changer complètement les conditions de sa vie.
Ainsi il se rapprocherait du niveau des maîtres, qui ne pourraient pas dire en parlant de
lui : « C’est un homme avec lequel on ne peut discuter, c’est un ignorant et un sot ».
Voilà, mes amis, ce que pourrait donner l’étude ; travaillez donc, étudiez ; vous développerez
votre intelligence, vous aurez libre accès dans les discutions ; vous pourrez défendre vos
intérêts et, plus tard, ceux de la société, ceux de votre pays. Même instruit, si vous avez bien
compris, vous ne traiterez jamais avec mépris et dédain ceux de vos frères qui seraient restés
ignorants, mais vous les aiderez si possible à se développer.
En un mot, combattez l’ignorance sans la froisser, préconisez l ‘étude autour de vous et par
votre manière de faire, simple et généreuse, faites-la aimer.


«   »

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.