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Texte psychographié : du berceau à la tombe

Publié le 8 mai 2022 à 08:14

Nous allons étudier la vie, du berceau à la tombe.
Considérons l’enfant jetant ses premiers cris en prenant contact avec ses vêtements de chair.
A peine peut-il, pendant quelques mois, proférer quelques sons… Puis il semble que ses yeux
reflètent son âme. Le premier instinct de l’enfant est de demander protection. Tous ses gestes
sont des demandes ; il a peur de tout. Hélas ! il a peur de la vie qui s’ouvre devant lui, il a
peur de la souffrance, il a peur de succomber aux vices, à la passion… Longuement, avant de
renaître, il a comme vécu d’avance les passages les plus durs de son existence. Il en a un
souvenir encore si vif que, parfois, seul dans un coin, au milieu de ses jouets, il réfléchit et
pense aux plus graves moments de son avenir. Si vous saviez bien le comprendre, vous
devineriez le genre d’épreuves qu’il aura à subir, et si la mère était assez perspicace, c’est à
ces moments qu’elle pourrait lui faire comprendre qu’il ne doit pas avoir peur de la vie.
Plus tard, si cet enfant a des tendances mauvaises, il les manifestera ; il n’aura pas encore
l’instinct de la dissimulation, et la compréhension se faisant plus grande avec le temps, il
évoluera dans la perversité, quelquefois dans l’insouciance, prenant la vie à la légère, jouant
avec elle comme avec un hochet.


Nous le retrouvons ensuite en pleine force, à l’âge d’homme. C’est à ce moment-là qu’il
devrait apprendre à dompter sa nature, à dompter ses sens. Au lieu de cela, il s’abandonne à
ses mauvaises tendances.
Le vieillard aime à regarder en arrière, il aime à se remémorer sa jeunesse, mais il est parfois
très indulgent pour lui-même, il ne s’arrête pas sur les effets produits par certaines mauvaises
actions de sa jeunesse. E pourtant, on ne doit pas être indulgent pour soi. Etre indulgent pour
autrui, cela se conçoit, et encore il ne faut pas que l’indulgence deviennent de la faiblesse, car
vous contribueriez à maintenir le vice au lieu de le combattre, mais on doit toujours être
sévère pour soi-même.


Considérons à présent, par comparaison, l’homme qui a mis un frein à toutes ses passions.
Son front reflète la pureté ; son regard peut fixer tous les regards sans qu’il soit obligé de
baisser la tête. Mettons ces deux hommes côte à côte. L’homme vicieux se récrie à la moindre
difficulté ; il accuse même son entourage des évènements fâcheux qui lui arrivent et qui, selon
lui, l’empêchent d’être heureux matériellement ; car le bonheur spirituel ne l’intéresse pas, il
ne le connaît pas. Constamment en contact avec le vice, cet homme se flétrira beaucoup plus
vite ; son corps se courbera perclus de douleurs. Il deviendra même insupportable pour les
siens ; il trouvera qu’on ne s’occupe pas assez de lui et qu’on ne fait pas assez de sacrifices
pour le rendre heureux.


L’homme de bien, au contraire, parcourt sa vie avec un tel courage, une telle énergie et une
telle bonne humeur, que l’on est tenté de dire : « C’est un caractère heureux, quelles que
soient les peines qui le frappent, il n’est jamais triste !… ». En effet, il n’est jamais triste
parce qu’il estime le bonheur matériel à sa juste valeur et il ne voudrait pas éteindre en lui le
bonheur de pouvoir se dire : « J’ai fait tout mon possible pour mettre un frein à mes passions
et écarter de moi, le mal !… ». Cet homme arrivera paisiblement à la fin de sa vie corporelle ;
son entourage le regrettera et chacun pensera : « C’était un brave homme, en maintes
occasions, il nous a été précieux, il nous a donné de si bons conseils ! il s’est sacrifié tant de
fois sans en avoir l’air !… » Quel exemple ! quelle trace cet homme aura laissée derrière lui !
Pendant des années, elle restera vivante. On se souviendra longtemps de lui, et quelquefois
même une mère dira à son enfant : « Souviens-toi de ce qu’il faisait ! » Et ce sera pour lui, de
l’autre côté de la tombe, une joie, un bonheur dont il est difficile de vous faire comprendre
l’étendue. Vous êtes trop peu enclins à comprendre ce bonheur là parce que vous rapportez
tout au bonheur matériel.


En considérant sa vie, du berceau à la tombe, l’homme de bien la regarde avec joie, et c’est
presque à regret qu’il arrive au terme du voyage.
Mes amis, je serai heureux de vous voir conformer votre vie à celle de l’homme de bien, pour
qu’à la fin de votre existence, vous n’emportiez que des joies.
Mais, hélas ! Beaucoup auront des reproches à se faire. J’espère qu’ils seront pour eux un
stimulant puissant pour recommencer une autre existence avec une force morale plus grande.


Demandez que la sagesse vous pénètre, vous inspire, vous fasse comprendre les devoirs
multiples de votre vie, et tous ceux que vous n’accomplissez pas.
La meilleure prière est celle que l’homme adresse à Dieu du fond du cœur pour le remercier et lui demander de le soutenir pendant toute son existence.


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