• Consultations sur RDV
  • Sans complaisance
  • A distance
  • A domicile
Accueil » Blog » Texte psychographié : aux parents et aux maitres

Texte psychographié : aux parents et aux maitres

Publié le 19 avril 2022 à 08:02


L’homme vertueux donne forcément de bons exemples ; il fait des heureux autour de lui, on se plaît en sa compagnie, et le foyer qu’il crée devient un centre de vertu parce qu’à chaque instant il en donne l’exemple. Tous ses actes sont raisonnés. S’il est père de famille, il ne fait jamais de réponse absurde ; il essaye de donner progressivement, à l’enfant que Dieu lui a confié, des réponses appropriées à sa raison. L’enfant qui vous parle aujourd’hui est un homme de demain. Il faut donc vous rendre compte que vous avez affaire à une intelligence qui se développe chaque jour en même temps que le corps ; quand l’enfant vous pose une question, si vous lui répondez avec négligence une chose fausse, l’enfant vous croit, parce qu’il est toujours porté à croire son père ou sa mère ; mais, plus tard, s’il arrive, dans le cours d’une conversation, à dire la réponse que vous lui avez faite, que pensera-t-on de cette réponse si elle n’est pas appropriée à la demande ou si elle est fausse ? Ce sera une désillusion pour l’enfant qui, en toute confiance, a donné la réponse qu’il croyait vraie.
Croyez-moi, ne donnez jamais de fausses réponses à l’enfant, mais donnez-lui une éducation progressive, apprenez-lui ce qu’est la vie matérielle dans laquelle il va s’engager. Faites-lui en bien comprendre tous les dangers et apprenez-lui à vous parler en toute franchise. Ne le brusquez pas, quand il cherche à vous ouvrir son âme. Si ce qu’il vous dit est mal, restez calme et montrez-lui les souffrances qu’il aurait à subir s’il dirigeait sa vie dans ce sens. Ne lui dites pas ces choses sur un ton autoritaire, car l’enfant se dirait : « Papa m’a grondé hier, je ne lui dirai plus ce que je pense ; plus tard, je ferai ce que je voudrais… ». Voilà ce que l’on arrive à faire de certaines natures en les brusquant.
Le jour où l’enfant vous aura ouvert son âme, montrez-vous encore plus calme, plus doux, plus affectueux qu’autrefois. Attendri il se dira : « Papa m’a compris ; dorénavant je lui dirai tout ce que je fais ! » C’est ainsi que vous le suivrez dans la vie, que vous en ferez un homme et, plus tard, quand sa raison sera affermie, vous serez heureux de votre œuvre, vous serez récompensés de vos peines et de votre rôle d’éducateur, car, en vous envoyant des enfants,
Dieu vous charge de faire leur éducation.
Lorsqu’un enfant accomplit un acte bon, récompensez-le toujours. Vous savez que la
récompense est toujours un précieux stimulant, même pour les personnes raisonnables. Si après beaucoup d’efforts vous avez une satisfaction, quelle qu’elle soit, vous vous dites : « Cela me donne du courage pour faire davantage » et, cependant, vous êtes aguerris, vous, tandis que l’enfant débute, fais ses premier pas dans la vie et, si rien ne vient le récompenser, il en souffre.
Dans les écoles on n’encourage pas assez les élèves vertueux. Le maître d’école ne stimule pas assez l’enfant qui apporte tous ses soins à ses devoirs. S’il ne rencontre que des figures austères, il rentre à l’école glacé d’avance, et s’il retrouve, dans sa famille, des visages aussi austères, voyez comme sa vie est pénible. Si vous aviez constamment devant vous des personnes qui ne sourient jamais, vous diriez : « La vie est intenable ». Le sourire est le rayonnement de l’âme. Vous savez tous que, par le sourire, on peut faire faire un effort à un enfant.
Je suppose qu’un bébé laisse tomber un de ses jouets. Il est volontaire et veut que ce soit sa maman qui le ramasse. Si la maman met du sentiment et regarde tendrement son enfant en souriant : l’enfant, touché, ramassera lui-même le joujou. Vous voyez ce que le regard et le sourire peuvent produire. L’âme se manifeste de toute manière. Attachez-vous toujours à montrer à l’enfant l’exemple et la vertu. Au revoir.


«   »

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.