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Texte psychographié : la liberté régnera

Publié le 14 avril 2022 à 08:27

LA LIBERTE REGNERA

Fidèle à ma promesse, je me fais un plaisir de venir parmi vous et de continuer aujourd’hui ce
que j’ai ébauché
O Liberté ! Tu transformeras les peuples et les nations ; mais cette fois rien ne viendra mettre arrêt à ta marche ascendante ni ôter la vie à ceux qui te défendent. Liberté Universelle, tu dois englober tous les mondes, tu dois les unir, tu dois leur faire franchir les portes de l’esclavage. De tous côtés surgiront, en temps voulu, des hommes qui travailleront avec force et énergie pour les peuples qui ne te possèdent pas encore ; ils te proclameront très haut et graveront ton nom en lettres d’or sur les édifices du monde entier.
O Liberté ! Tu es tout pour moi, car je t’ai défendue et je te défends encore. Toute l’énergie dont j’ai fait preuve pendant mon existence terrestre, je te la donne encore. Je m’adresse aux femmes et je leur dis que si elles avaient su bien employer les dons qu’elles possèdent, elles auraient fait faire un pas sérieux au progrès de la liberté. Le drapeau a réclamé les hommes, mais les femmes auraient dû se montrer dignes de représenter à l’arrière la nation entière. Avez-vous regardé le drapeau ? Et l’honneur, l’avez-vous défendu comme on défend un enfant qui tombe ? Hélas, non ! Vous avez laissé triompher les instincts inhérents à la matière ; vous ne vous êtes pas dit : « Mon soutien est parti, l’organisation de l’arrière réclame mon effort ; je dois être consciente de mon devoir, faire de ma vie une vie honorable, une vie d’exemple ». Hélas ! Ces paroles qui n’ont inspiré que quelques femmes
n’ont pas été prononcées, malheureusement, par la généralité.

O femmes ! Si vous aviez su faire de votre vie ce que le moment réclamait de vous, vous auriez constitué une force puissante et vous auriez soutenu les armées en action. Chassez de votre Esprit toute pensée qui détruit et n’y laissez germer que des pensées qui aident et qui fortifient.
Liberté ! Tu règneras souverainement, et c’est encore par la France que tu triompheras à nouveau.
Hommes qui êtes jeunes encore, mais qui, plus tard, jouerez un rôle identique à celui de vos aînés, soyez justes avant tout et montrez-vous toujours à hauteur de votre tâche avec toute la fermeté voulue.
Mes idées libertaires n’ont fait que s’affermir depuis mon départ de la Terre ; partout où l’on combat la liberté, je suis présente et je la défends. O hommes ! Qui voulez étouffer la liberté et faire de tous les peuples des peuples d’esclaves et d’ignorants, vous n’arriverez pas à éteindre cette parcelle de vie qu’est la Liberté, car elle est d’airain. Tremblez, car vous serez durement rappelés à la réalité et, au lieu d’opprimer vos frères, vous souffrirez pour tout ce que vous avez fait souffrir. Tous ceux qui sont contre la Liberté seront rappelés à l’ordre par des moyens qui vous sont inconnus, mes amis, mais dont Dieu dispose et dont Il se servira.
O France ! Tes jours passés ont montré grandement que tu es capable encore de faire de grands sacrifices. Ton nom retentit de toutes parts et, par les circonstances, tu seras peut-être encore appelée à montrer au monde de quelle manière on arrive à implanter la Liberté. Peuples ! Qui ne posséder pas encore la Liberté, ne restez pas en retard ; ralliez-vous à la France, unissez votre drapeau au sien, et si quelques-uns de ses représentants n’ont pas toujours fait leur devoir, laissez les, le voile des siècles les recouvrira ; ne regardez que ce qui fait l’âme de la France.
Heureux, bienheureux sont ceux qui, de mon côté, travaillent en communion d’idées et de sentiments. Nous n’avons pas de difficultés pour atteindre le but, car nous voyons clair et il n’y a pas de discorde entre nous. Ce que l’un n’a pas su prévoir, l’autre le dit à son frère et, la main dans la main, nous partons vers des pays auxquels vous ne pensez pas et nous y préparons les travaux préliminaires de la Liberté.
Si les quelques paroles que je vous ai dites vous reviennent un jour à la mémoire, rappelezvous que je les ai dites avec autant d’âme que j’en ai eu pour monter sur l’échafaud.

 

(Texte d'une combattante de la guerre de 14/18)


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