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Texte psychographié : remerciements et compléments d'information

Publié le 6 avril 2022 à 08:41

De la vision chez les esprits désincarnés
Nous sommes heureux toutes les fois que vous nous posez des questions qui peuvent faire la clarté sur des choses encore si peu connues que la vie d’outre-tombe et sur les sens dominants dont jouissent les esprits, alors que dépouillés de leur corps, ils ne possèdent plus ces moyens de voir et d’entendre, puisqu’en apparence l’appareil visuel ainsi que l’auditif se désagrègent avec le corps. Nous allons brièvement vous donner, pour le moment, un aperçu de la manière dont les désincarnés voient dans la grande partie des esprits. Ici, comme pour toutes les grandes vérités organiques, il y a des variétés infinies. Les esprits ne voyant plus par les yeux, comme par une lunette, ne peuvent et ne doivent pas posséder l’appareil si compliqué de la vision. L’esprit voit par lui-même et de tous les côtés à la fois, c’est-à-dire autour de lui, dans le sens inverse d’une lumière qui projette ces rayons de toute part quand nul obstacle ne les arrête. La vue de l’esprit s’étend de tous côtés à la fois et la projection de son regard a une étendue en rapport avec son élévation. C’est avec la perméabilité des fluides qui composent son périsprit. Vous en avez un exemple dans le somnambule dont l’esprit est dégagé et dont le rayon visuel n’est plus intercepté par les parois de corps. Mais la prison brisée il reprend sa propriété d’esprit, et, le corps matériel ne le gênant plus, il n’a pour affaiblir le rayonnement de son regard que le plus ou moins de densité de son périsprit. Voilà, mes amis, la réponse sommaire que nous croyons devoir vous faire.
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Preuves de l’existence de Dieu tirées de l’éternité nécessaire de la création
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La création des univers, de tout ce qu’ils portent et contiennent, par l’harmonie de son ensemble, par la perfection des détails même les plus infinies en apparence par la variété innombrable de ses résultats, par l’évidente unité de plan et de moyens, dénonce une action unique, obéissant à une pensée unique, et révèle à tout esprit de bonne foi, en possession de lui-même, une puissance supérieure, créatrice de cette œuvre grandiose. Considérant ensuite que le fonctionnement de tout cet ordre de choses dont nous ne pouvons apprécier qu’une partie indéfinissable, n’a pu avoir de commencement, parce que son harmonie même étant solidaire de tous les facteurs qui la constituent, implique la coexistence de ces derniers à tous les instants que la raison humaine voudrait supposer comme point de départ de la création. Il faut donc conclure à une puissance intelligente ancrée, c’est-à-dire ayant toujours été dans ce que nous appelons le passé. Son existence dans le passé, reconnue indispensable pour se rendre compte de la création matérielle et spirituelle, ne l’est pas moins pour l’avenir, dont le développement doit se conduire du passé. Et par suite reliant le passé et l’avenir par le présent, nous pouvons considérer comme prouvée scientifiquement l’existence d’une abstraction spirituelle ayant tout créé, dirigeant tout, ayant tout prévu, tout réglé par des lois dont la sagesse la dispense de toute intervention directe. Cette abstraction, prototype de puissance et de sagesse, est ce que nous appelons Dieu. Et une fois en possession de cette base inébranlable, il devient facile d’énumérer logiquement les attributs que doit posséder cet être unique, lesquels doivent ressortir de tous les faits matériels et moraux de la création et constituer une synthèse de perfections qui ne puisse être ni surpassé ni égalée.


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