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Texte psychographié et développement : les passions

Publié le 2 avril 2022 à 08:40


Dieu a dit le sage, sait tirer le bien du mal même. Cette vérité est mille fois prouvée à celui qui étudie avec calme, avec persistance la marche des humanités et surtout s’il a été assez heureux pour s’entretenir de ces pensées avec les esprits dépouillés de leur corps terrestre et qui ont mûri dans le silence des contemplations célestes le grand œuvre de la création. Ils nous disent ces esprits bienveillants et dévoués que Dieu a crée les infiniment petits, les dotant de forces suffisantes pour développer leur nature et acquérir le savoir de toutes sciences et de toutes choses. Mais pour arriver à ce but, il fallait que chaque être développât en lui l’intelligence et la volonté ; aussi Dieu les ayant créés libres, laisse à chacun libre carrière, pour arriver à ce but indispensable pour son avenir, sachant très bien lors de suivre des routes qui n’augmenteraient en eux que des fatigues et la souffrance, ils arriveraient un jour à découvrir la véritable route qui conduit au bonheur.
Au milieu de ce labyrinthe immense qui conduit au développement de toutes les passions, l’esprit stimule son intelligence, augmente sa volonté et après tous ses efforts quelquefois surhumains, il ne trouve que le déboire et le plus souvent la souffrance. Mais le parcours de cette fausse route porte en lui-même un bon fruit, puisque l’esprit, par ses efforts, a augmenté la puissance de son intelligence et développé sa volonté. Voilà donc un résultat avantageux ; mais ne croyez pas qu’il n’y trouve que ce bienfait ; il y puisera encore la certitude que cette voie ne peut réaliser ce bonheur vers lequel sa nature le pousse et il se lancera dans une autre route, peut-être aussi désastreuse pour lui ; mais là encore son intelligence et sa volonté s’augmenteront et il acquerra de nouveau la certitude que cette nouvelle route ne satisfait pas ses aspirations.
Après avoir réitéré ces courses un nombre illimité de fois, alors que dépouillé de son corps matériel, l’esprit se retrouve dans la mère patrie et qu’il réfléchit sur le résultat de tant d’efforts tentés, il arrive qu’il se laisse décourager par de vaines recherches ou qu’il recommence de nouveau cette marche si malheureuse. Mais cela ne peut durer ; las de courir, las de chercher, son oreille s’ouvre et il écoute les conseils des esprits chargés de la direction des humanités qui lui démontrent que jusqu’à ce moment il a pris l’ombre pour la proie, ce qui lui indiquera la vraie route qu’il doit suivre.
Voilà, mes chers amis, la preuve de cette parole du sage que Dieu tire le bien du mal même.

 


Développements :
Cette étude sur le rôle et les conséquences des passions étant très complètes, résumons brièvement, en tachant d’en faire ressortir la pensée dominante. Les passions considérées ici comme le mal sont, il faut bien le reconnaître, un mal utile, nécessaire même et auraient droit, par suite à une autre qualification ; mais passons sur cette irrégularité et admettons qu’elles représentent le mal par les abus et les fautes qu’elles font commettre à ceux qui se laissent dominer par elles.

Le but de cette étude est de démontrer que les écarts même auxquels elles entraînent les esprits trop faibles pour les diriger, loin d’être une cause d’arrêt dans le progrès, deviennent au contraire un puissant stimulant pour le développement de l’intelligence et de la volonté et que ces deux facultés grandissent et fortifient par le jeu des passions, profiteront à l’esprit au moment où, après avoir reconnu l’inutilité de ses efforts pour trouver satisfaction à ses désirs dans les jouissances et les biens terrestres, il s’élancera avec ardeur dans la voie que lui indiqueront ses guides, où il s’avancera plus rapidement qu’un autre esprit qui aurait suivi sans s’en écarter cette même route. J’ai dit en commençant que les passions sont un mal utile, nécessaire même, et je veux justifier cette affirmation.
En effet, puisque Dieu a créé l’esprit ignorant voulant qu’il arrivât par lui-même et par des expériences réitérées à un degré de savoir et d’intelligence qui lui permit d’entrevoir et de comprendre sa destinée future et d’atteindre le but pour lequel il est créé, il fallait qu’il fut mis à même de faire ces expériences sur lui-même, et il est facile de comprendre que les passions étaient bien faites pour produire un tel résultat par l’énergie que leur nature même communique à celui qui est sous leur influence.
Nous pouvons donc dire que les passions au même titre que la souffrance ; dont elles sont presque toujours la source, sont une preuve de la bonté et de la paternelle prévoyance de Dieu $et loin d’être un mal, sont au contraire une source de bien


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