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télépathie

Publié le 12 mars 2022 à 08:36

Bien qu’elle soit utilisée par certains services secrets (à l’instar du programme Stargate de la CIA) et même avancée comme explication pour de nombreux phénomènes qui, sans elle, feraient appel à des forces encore plus inconnues, la télépathie n’est pourtant pas encore officiellement reconnue par le monde scientifique. Néanmoins, face à l’avalanche de témoignages, émanant du monde entier et de toutes les couches de la société, elle est entrée dans le langage courant et plus de 40 % des Français déclarent y croire. La popularité du mot est pourtant assez récente et trouve son origine, comme nous allons le voir, chez les spirites qui ont rapidement voulu démontrer que l’esprit, indépendant du corps, pouvait s’exprimer en tant que tel.

 

Une négation culturelle

Nous avons tous, dans notre entourage au moins une personne qui peut se prévaloir d’une expérience vécue sur la télépathie. Dans chaque famille, dans chaque cercle amical, il y a au moins un récit de sensation à distance, pour annoncer un danger, un décès ou juste pour partager une émotion. Nous aurions tous cette faculté simplement endormie.

 

Alors pourquoi cette faculté naturelle, courante, n’est-elle pas plus développée, plus ancrée dans nos vies quotidiennes ? Mario Varvoglis, docteur en psychologie expérimentale et président de l’Institut Métapsychique International, nous suggère : « D’abord, dans notre culture rationaliste, des zones de notre conscience sont sujettes à des "tronquages" culturels. Jusqu’à l’âge de 4 ans environ, l’enfant voit et entend des choses que les adultes ne sentent plus. Lorsqu’il comprend que ses perceptions du monde n’entrent pas dans le cadre normal de la dynamique familiale, il va commencer à refouler ce type de relation avec son environnement. C’est ainsi que son cerveau s’empêchera de décoder les informations issues de cette zone frontière de l’esprit. A l’âge adulte, nos désirs et nos peurs font naturellement obstacle à nos facultés psi : c’est un “bruit mental” qui fait barrage à la réception d’informations télépathiques. »
Djohar Si Ahmed, la psychanalyste en charge des études sur la télépathie à l’IMI, complète : « Voilà pourquoi l’une des étapes du travail de télépathie en groupe consiste à résoudre nos blocages et nos peurs. Ce processus est parfois long, mais dès que l’on comprend que la psyché peut s’ouvrir et se fermer comme les portes d’une maison, on découvre qu’il est impossible d’envahir l’esprit des autres ou de se laisser envahir par eux. On devient alors plus attentifs à son ressenti, aux autres, et on est capables d’utiliser son intuition dans la vie quotidienne.»
Il nous faut donc travailler pour ramener cette faculté à notre conscience. Mais sur quoi travailler exactement, comment procéder et dans quel but ? C’est ce que nous allons chercher à comprendre.

 

Etymologie et définition

Pour analyser un concept, il est toujours intéressant de partir de l’étymologie de ce mot. Le mot télépathie est constitué des racines grecques « tele », qui signifie distance, loin et « patheia », le sentiment, ce que l’on éprouve. Il désigne ainsi la faculté de sentir à distance. Il s’agit donc d’une communication directe de pensées entre deux esprits dont l’éloignement réciproque interdit toute communication par les voies sensorielles usuelles.
Cela correspond à la définition que l’on trouve, par exemple, dans Wikipedia pour qui la télépathie « désigne un hypothétique échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle connue ». Le terme « hypothétique » confirme bien le doute qui existe encore chez la plupart des gens malgré de nombreux témoignages faisant état de cette faculté, intervenue souvent de façon très accidentelle et ponctuelle.
Notons que la transmission de pensées, qui passerait ainsi directement d’esprit à esprit, comprend donc les communications entre vivants bien sûr mais aussi, de la même manière, les communications qui ont lieu avec les désincarnés.

 

On attribue l’origine du mot au poète et spirite Frederic William Henry Myers qui l’a inventé dans l’ouvrage Phantasms of the living, paru pour la première fois en 1886, co-écrit avec Edmond Gurney et Franck Podmore, et traduit en français par le titre Les Hallucinations télépathiques. Le physiologiste français Charles Richet, lauréat du prix Nobel de médecine et physiologie en 1913, en avait rédigé la préface.

 

 

Questions/réponses

Les Esprits peuvent-ils se communiquer si le corps est complètement éveillé ?
« L’Esprit n’est pas renfermé dans le corps comme dans une boîte : il rayonne tout alentour ; c’est pourquoi il peut se communiquer à d’autres Esprits, même dans l’état de veille, quoiqu’il le fasse plus difficilement. »

 

D’où vient que deux personnes parfaitement éveillées ont souvent instantanément la même pensée ?
« Ce sont deux Esprits sympathiques qui se communiquent et voient réciproquement leur pensée, même quand le corps ne dort pas.  Il y a entre les Esprits qui se rencontrent une communication de pensées qui fait que deux personnes se voient et se comprennent sans avoir besoin des signes extérieurs du langage. On pourrait dire qu’elles se parlent le langage des Esprits. »

 

Les Esprits lisent nos plus secrètes pensées. « Souvent ils connaissent ce que vous voudriez vous cacher à vous-mêmes ; ni actes, ni pensées ne peuvent leur être dissimulés. »

 D’après cela, il semblerait plus facile de cacher une chose à une personne vivante, que nous ne pouvons le faire à cette même personne après sa mort ?
« Certainement, et quand vous vous croyez bien cachés, vous avez souvent une foule d’Esprits à côté de vous qui vous voient. »

 

 Les Esprits influent-ils sur nos pensées et sur nos actions ?
« Sous ce rapport leur influence est plus grande que vous ne croyez, car bien souvent ce sont eux qui vous dirigent. »


 Avons-nous des pensées qui nous sont propres, et d’autres qui nous sont suggérées ?

« Votre âme est un Esprit qui pense ; vous n’ignorez pas que plusieurs pensées vous arrivent à la fois sur un même sujet, et souvent bien contraires les unes aux autres ; eh bien ! Il y en a toujours de vous et de nous ; c’est ce qui vous met dans l’incertitude, parce que vous avez en vous deux idées qui se combattent. »


Et même si nous ne sommes plus vraiment dans le champ de la télépathie, mais plus dans celui de l’influence occulte, il nous semble intéressant d’ajouter les deux questions suivantes.

 

 Comment distinguer les pensées qui nous sont propres de celles qui nous sont suggérées ?
« Lorsqu’une pensée est suggérée, c’est comme une voix qui vous parle. Les pensées propres sont en général celles du premier mouvement. Du reste, il n’y a pas un grand intérêt pour vous dans cette distinction, et il est souvent utile de ne pas le savoir : l’homme agit plus librement ; s’il se décide pour le bien, il le fait plus volontiers ; s’il prend le mauvais chemin, il n’en a que plus de responsabilité. »

 

 Les hommes d’intelligence et de génie puisent-ils toujours leurs idées dans leur propre fonds ?
« Quelquefois, les idées viennent de leur propre Esprit, mais souvent elles leur sont suggérées par d’autres Esprits qui les jugent capables de les comprendre et dignes de les transmettre. Quand ils ne les trouvent pas en eux, ils font appel à l’inspiration ; c’est une évocation qu’ils font sans s’en douter. » Et Kardec en conclut très justement : « S’il eût été utile que nous puissions distinguer clairement nos pensées propres de celles qui nous sont suggérées, Dieu nous en eût donné le moyen, comme il nous donne celui de distinguer le jour et la nuit. Quand une chose est dans le vague, c’est que cela doit être pour le bien. ».

 


Ainsi, la télépathie est beaucoup plus fréquente qu’on ne le penserait spontanément puisque c’est par elle que les Esprits nous influencent, à tout moment, dans le bien comme dans le mal, dans la création artistique comme dans la découverte scientifique, dans la très discrète intuition comme dans le geste apparemment spontané… La transmission de pensées d’esprit à esprit n’est donc pas qu’un phénomène animique mais aussi spirite. 

Si déjà, durant la vie, il est possible que deux intelligences communiquent sans aucune intervention des organes physiques, la disparition de l'enveloppe matérielle de l'agent ne peut, évidemment, que favoriser la manifestation de l'activité psychique qui agit sur l'âme d'un médium. Il y aurait ainsi une continuité entre les phénomènes animiques et les phénomènes spirites qui enlèverait à ces études les caractères de merveilleux et de surnaturel qu'on s'est plu, bien gratuitement, à leur attribuer. 


Ainsi, la télépathie a toujours été reconnue par les spirites, comme l’exprime, sans aucun équivoque  : L'action d'un être sur un autre à distance est un fait scientifique aussi certain que l'existence de Paris, de Napoléon, de l'oxygène ou de Sirius.

 

Quel serait finalement l’intérêt de développer nos capacités télépathiques ? Qu’aurions-nous à y gagner puisqu’on ne peut pas « entrer de force » dans l’esprit de quelqu’un ?

 

 Si nous partagions involontairement les joies et les peines des autres, la fraternité des races ne serait pas une pieuse aspiration, ou un effort ardu, mais la plus vivante des réalités, le seul facteur qui dominerait notre conduite. Si, comme je le crois, la télépathie est indiscutable, si les êtres de la création s’impressionnent l’un l’autre sans la voix ni la parole, l’Esprit infini dont l’ombre nous couvre se sera sans doute révélé au cours des siècles aux cœurs humains capables de lui répondre. Pour ceux mêmes qui étudieront ces phénomènes au seul point de vue scientifique, le gain sera immense. Des solutions qu’ils pourront apporter à beaucoup de problèmes troublants, en ce moment inabordables, aux nouveaux champs d’expériences qu’ils défricheront, à l’impulsion qu’ils donneront à une psychologie plus exacte et une philosophie plus saine. Bien mieux, ils rendront plus évidente la solidarité humaine, l’immanence de l’invisible, la domination de la pensée et de l’Esprit, en un mot, l’unité transcendante et la continuité de la vie. 

 

 


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