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LE CHEMIN, LONG MAIS CERTAIN, DE L’ABOLITION UNIVERSELLE DE LA PEINE DE MORT

Publié le 15 décembre 2021 à 09:03

 

 

le combat pour l’abolition de cette pratique barbare est à la fois un combat humaniste porté par des millions de gens à travers le monde, dont certains n’ont aucune spiritualité, mais c’est également un combat spirite puisque la mort provoquée par la peine capitale est source de trouble pour l’esprit du condamné qu’il faudra aider et délivrer. Mais surtout, nous savons que l’abolition universelle de la peine de mort sur la Terre sera un évènement fort dans la progressive évolution de la planète, un accélérateur de sa métamorphose.

 

La peine de mort : un acte de barbarie et de vengeance, un trouble pour l’esprit, et un symbole de l’infériorité de la planète La peine de mort constitue un châtiment barbare qui ne tolère aucune exception, quelles que soient la nature ou les circonstances du crime, la culpabilité ou l’innocence de la personne, la méthode utilisée pour l’exécution. Il a été maintes fois prouvé qu’elle n’a aucun effet dissuasif sur la criminalité. En effet, rien ne justifie l’application d’un supplice cruel et irréversible par des gouvernements faisant, non pas le choix de la justice, mais celui de la vengeance en s’arrogeant le droit d’ôter la vie en plus d’infliger des souffrances inacceptables. En 2020, ce sont 28 000 hommes et femmes dans le monde qui se trouvaient sous le coup d’une condamnation à la peine capitale et donc contraints à croupir dans les couloirs de la mort qui constituent à eux seuls une forme de torture. La peine de mort révulse tous les humanistes, qu’ils croient en l’au-delà ou non. Pour ceux qui sont dans la première catégorie comme les spirites, ils savent que l’esprit du condamné à mort va subir un trouble du fait d’une désincarnation violente, c’est-à-dire que l’esprit ne va pas d’emblée pouvoir passer le tunnel pour rejoindre l’au-delà et son guide, en restant en quelque sorte «bloqué» sur l’instant dernier qu’il va revivre en boucle. Etant donné que ces esprits dans le trouble sont plus proches de nos vibrations matérielles, les pensées fluidiques des incarnés que nous sommes sont essentielles pour les délivrer de leur trouble et les propulser vers l’au-delà.

 

« L’homme n’a pas le droit de décider de la mort de son frère. Il ne faut plus qu’existent ces longs couloirs sombres et douloureux pour des milliers de frères incarnés vivant l’angoisse et la peur. La peine de mort ne doit plus être sur la planète bleue et pour cela, vous les spirites, travaillerez régulièrement en pensée amoureuse, en la ville de Nancy, chaque semaine. Nous allons délivrer, mes frères, ceux qui souffrent de l’attente, les libérer en leur âme pour qu’ils s’ouvrent sur la liberté retrouvée.»

 

Les progrès de l’abolition de la peine de mort dans le monde grâce à un combat mondial Bien souvent, nous ne voyons que les mauvaises nouvelles et, beaucoup considèrent, malgré leur opposition à la peine de mort, que cette pratique ancestrale, bien que barbare, existera toujours parce que «l’homme est mauvais par nature», que «l’homme est un loup pour l’homme» et que certaines pratiques perdureront quoiqu’il arrive. Ce pessimisme est contraire à l’évolution liée à la réincarnation car beaucoup d’esprits se réincarnent soit dans un but missionnaire pour que la peine de mort soit abolie dans les pays, soit sans but forcément missionnaire mais avec cette idée bien ancrée avec d’autres idées progressistes en cas de réincarnation en conscience. Ce pessimisme est également non fondé puisque l’abolition progresse de manière irréversible. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : quand il y a quarante ans, Amnesty International a lancé sa première campagne contre la peine de mort, seuls seize pays dans le monde l’avaient totalement abolie. Aujourd’hui, après quatre décennies de combat sans relâche de cette organisation rejointes par d’autres (Ensemble contre la peine de mort (ECPM, en anglais : «Together Against the Death Penalty»), ils sont 144 pays à l’avoir complètement abolie en droit ou en pratique.

 

Un noyau dur de pays où la peine capitale reste très enracinée Si la tendance est à la diminution du recours à la peine capitale dans le monde, chaque condamnation à mort est de trop et cinq pays s’obstinent à l’appliquer, à contre-courant de son recul mondial, en étant responsables à eux seuls de 88% des exécutions dans le monde. Pour l’année 2020 voici les chiffres : Chine (chiffres secrets mais plusieurs milliers d’exécutions), Iran (246 exécutions), Egypte (107), Irak (45) et Arabie Saoudite (27). La progression de l’abolition de la peine de mort dans le reste du monde, mettra de plus en plus sous pression ces États qui se retrouveront isolés sur la scène internationale, surtout si elle est amplifiée par une diplomatie active des États abolitionnistes, comme celle de l’Union Européenne, pourquoi pas rejointe à terme par un grand pays comme les États-Unis d’Amérique, là où l’abolition a progressé de manière spectaculaire ces dernières années

 

Les états unis champion du monde de l’exécution

Les États-Unis sont la démocratie qui condamne le plus à mort dans le monde. Sous la présidence Trump, et après dix-sept années d’interruption, les exécutions avaient repris au niveau fédéral. Fort heureusement, l’élection de Joe Biden a mis fin aux exécutions par l’instauration d’un moratoire le 1er juillet 2021. Même si la peine de mort reste en vigueur, son abolition constitue une promesse de campagne de Joe Biden. Quant aux États, sur les 50 constituant la Fédération, il y a encore 27 États qui persistent à maintenir ce châtiment ignoble mais aux USA les progrès du camp abolitionniste ont été considérables depuis 2007. En effet, sur les 27 états n’ayant pas aboli la peine de mort, 7 d’entre eux ont instauré un moratoire sur les exécutions dans les 12 dernières années : Kentucky (2009), Oregon (2011), Arizona (2014), Montana (2015), Pennsylvanie (2015), Californie (2019) et Ohio (2020). Or, bien souvent, le moratoire constitue un prélude à l’abolition car, aux États-Unis, il est particulièrement difficile de modifier la situation concernant la peine de mort, tant pour l’abolir que pour la maintenir, car il faut pour cela un triple consensus entre le gouverneur, le Sénat de l’État concerné et sa chambre basse. S’agissant de l’abolition, les progrès sur la dernière décennie sont tout aussi spectaculaires puisque 15 Etats ont aboli la peine de mort dans leur législation pénale : New Jersey (2007), New York (2007), Nouveau-Mexique (2009), Illinois (2011), Connecticut (2012), Maryland (2013), Delaware (2016), Washington (2018), New Hampshire (2019), Colorado (2020) et Virginie (2021). Pourtant, même dans ces États nouvellement abolitionnistes, les militants ne désarment pas : l’abolition n’étant pas rétroactive, trop d’États gardent dans le couloir de la mort des condamnés potentiellement exécutables. En cette année 2021, et après l’abolition en Virginie, l’abolition est en bonne voie dans l’État du Nevada puisque le 13 avril 2021, l’Assemblée du Nevada (chambre basse du parlement) a voté en faveur de l’abolition de la peine capitale par 26 voix contre 16. Le projet de loi prévoit également de commuer la peine des condamnés actuellement dans le couloir de la mort en prison à vie. Ce projet de loi va maintenant être transmis au Sénat de cet État.

 

Oui, un jour, la peine de mort aura disparu de la surface de la planète Terre qui aura fait un pas important sur le chemin de l’évolution. N’attendons pas quarante années de plus pour l’abolition universelle.

 


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