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La faim dans le monde

Publié le 14 décembre 2021 à 09:24

 Arrivés à Noel, fête de la famille et de la communauté, là où on fraternise et où on essaie de garnir au mieux la table à manger. N’oublions pas qu’un milliard d’êtres humains subissent la mal nutrition et la faim dans le monde. Ce n’est pas que les moyens de nourrir la population de toute la planète manquent, et ce ne sont pas les adversités de la nature qui font que l’agriculture serait déficitaire, certainement pas.

D’autant que ce sont les peuples d’où viennent un grand nombre de produits agricoles qui souffrent de la faim. Le problème c’est que la répartition, n’est pas égalitaire, et que les moyens pour acquérir les produits manufacturés et transformés dans les métropoles industrialisées de l’occident sont en dessous du seuil minimum permettant aux peuples d’autres continents de se nourrir suffisamment et convenablement. Le monde industrialisé accapare les produits en imposant des prix d’achat en dessous des besoins des producteurs sur place. On appelle cela les conséquences du marché mondial. Mais qui détermine et impose et les prix et le fonctionnement injuste de ce marché (de dupes) au service des pays riches ?

Les organisations et les institutions de ces pays riches, qui par ailleurs imposent les types de productions en fonction de leur consommation et de leurs intérêts capitalistes et n’ont que faire des besoins des paysans et des productions vivrières. Actuellement les 7 milliards de personnes vivant sur notre planète pourraient bénéficier d’une bonne et suffisante alimentation. Mais les politiques menées tolèrent la faim et ne s‘y attaque pas. Pour elles, il y a d’autres choses qui l’importent, d’autres choix plus importants et dominants.

On oublie tous les discours sur la solidarité préférant continuer à ne faire cas de la voix de ceux qui ont faim. Il faudrait prendre la question de la faim et de l’insuffisance alimentaire à bras le corps et changer fondamentalement les systèmes de production, et de commercialisation, et augmenter les prix des produits à la source, élevant ainsi le pouvoir d’achat des paysans pauvres de par le monde. Les hommes politiques occidentaux, sont enfermés dans une sorte de défense absolue des intérêts de leurs groupes capitalistes dominants et ne font pas ce qu’il serait juste et bon de faire, en prenant des mesures adéquates et plus justes.

La faim est elle-même un article qui permet à bien des gens de s’enrichir. Le prix des marchandises est aujourd’hui moins élevé qu’hier pour beaucoup d’entre nous, mais notre pouvoir d’achat n’a pas cessé de décroitre ainsi que celui des agriculteurs du Thiers Monde. Alors, la question se pose, où va l’argent ? Dans les coffres forts des trusts de l’agroalimentaire. Un véritable massacre est pratiqué par les grands groupes de l’agroalimentaire et du commerce international.

Là réside la clef de cette situation alarmante et indigne. Puis il y a certaines élites de ces pays où la faim grandit de jour en jour, qui n’ont que faire des miséreux. Les investissements ne sont pas à la hauteur des besoins, on investit que dans les produits qui intéressent le marché capitaliste mondial. A continuer ainsi, la faim ira en s’amplifiant, et de plus en plus de pauvres viendront grossir les métropoles occidentales, déjà déficitaires d’emplois, pour ne pas mourir de la faim.

Puis il y a dans nos propres marchés des aliments qui ne cessent d’augmenter de 20% et même 30% comme en 2010. Les spéculateurs se goinfrent. La pénurie et la faim doivent cesser, c’est possible et il y va de l’équilibre du monde et de la paix dont l’humanité a besoin. Il n’y a pas, sur le fond, aucune crise. Sinon celle provoquée par l’immoralité d’un système injuste, exploiteur et égoïste. Les conséquences de cette situation seront inévitablement catastrophiques, dans tous les secteurs de l’activité humaine.

 


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