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La solidarité : agent par excellence du progrés

Publié le 3 novembre 2021 à 10:43

 

Le meilleur et, pour ainsi dire, l’unique instrument du progrès, c’est la solidarité. L’agent par excellence de la

misère, du vice, du crime, c’est l’égoïsme. Depuis l’apparition de l’homme sur la terre, ces deux principes sont en

présence. L’un, parti de l’infiniment petit, tend à se généraliser pour le plus grand bien de l’humanité ; l’autre qui

régnait partout en maître s’amoindrit chaque jour sous les efforts du premier.

A un moment donné, sur la terre, comme en tout autre monde d’ailleurs, l’esprit naît homme ; pour la première fois, il pénètre dans l’humanité.

Ignorant tout des conditions nouvelles de son existence, partout il se heurte à l’inconnu, partout il trouble l’harmonie de la création, et souffre, par suite de ce trouble, dans son corps qui est blessé, et dans son âme qui ignore pourquoi ! Son unique désir ; le but qu’il poursuit à tout instant, c’est naturellement de se préserver de tous périls. Il agit seul et il travaille pour lui seul, mais ses efforts isolés sont imparfaits, partant peu productifs. Combien de temps sera-t-il égoïste pour lui seul ? Combien de temps la solidarité sera-t-elle absolument absente de son Esprit ?... Plus tard, le sentiment de la famille se développe en lui. Il combat non seulement pour lui-même, mais aussi pour sa compagne, pour ses enfants ; leurs périls sont ses périls ; leurs besoins sont ses besoins ; son égoïsme s’est amoindri et souvent il songe à préserver sa famille avant de penser à lui-même. La solidarité est née en lui, car il souffre des souffrances des siens, il est heureux de leur bonheur.

Plus tard encore, il sent le besoin de s’unir à d’autres hommes, contre les dangers qui menacent son existence, sa santé, son bien-être ; il crée les germes de la société. Il reçoit l’appui de ses compagnons en échange de ses bons offices, leur communique ses découvertes et s’enrichit des leurs. La société naît, et avec elle se développe la solidarité entre quelques hommes. D’autres groupes se forment de la même manière, mais les uns nuisent aux autres. Il y a lutte entre les groupes habitant une même localité. L’égoïsme d’un groupe lutte contre celui du groupe voisin, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’on peut s’entendre, réunir ses efforts et travailler davantage et mieux, en travaillant solidairement.

C’est ainsi que s’élèvent les bourgades, les petites villes, les grands centres ; c’est ainsi que se créent les grandes nations ; c’est ainsi que naissent successivement de l’amour de soi, crimes et les pénalités établies pour les réprimer.

Lorsqu’on s’apercevra qu’il y a solidarité entre les hommes en général, comme entre les individus vivant en contact ; lorsqu’on comprendra que, dans une famille, dans un groupe d’amis, on souffre des souffrances de chacun et qu’on met le bonheur en commun, et que, de même, la société, en général, souffre tout entière et dans chacun de ses membres, des déviations des individus qui la composent, la pénalité actuelle n’aura plus de raison d’être.

Démontrez aux hommes qu’ils sont comme les gouttes d’eau qui composent la masse liquide d’un bassin ; que la cause qui provoque une perturbation dans un endroit particulier la détermine aussi dans la masse en général, et le problème sera résolu.

 

L’homme est solidaire de l’homme, dans le passé, dans le présent et dans l’avenir. Apprenez à chacun qu’il a vécu et qu’il vivra ; que la route de la progression est ouverte à tous les hommes de bonne volonté, et le niveau moral s’élevant sans cesse, il deviendra, avec le  temps, inutile de supprimer la peine de mort, parce qu’il n’y aura plus d’assassins ! Combien de générations faudra-t-il pour cela ? Je l’ignore, mais c’est une œuvre d’avenir, et il sera à la gloire de notre siècle d’avoir pressenti et proclamé un principe applicable seulement dans les siècles futurs l’amour de la famille, celui de la cité, de la nation, de la contrée, de l’humanité, de l’univers entier. C’est ainsi que naîtra la solidarité universelle et que disparaîtront les vices, les crimes.


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