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L'hypersensibilité

Publié le 17 août 2021 à 10:11

Hypersensible… certaines personnes sont tout simplement plus sensibles que d’autres. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose

 

Un hypersensible naît hypersensible

 

Ce trait de caractère (car ce n’est pas une pathologie !) se constitue pendant la vie intra-utérine, se développe dès la naissance, et se manifeste de différentes façons chez les individus.

Son degré d’intensité et son évolution, de l’enfance à l’âge adulte, dépendent en grande partie de l’environnement dans lequel la personne grandit. Les questions suivantes ont un impact direct sur la manière dont se manifeste cette nature à fleur de peau chez un hypersensible

 

Et le restera toute sa vie

Inutile d’essayer de refouler l’hypersensibilité. Elle finira par refaire surface :

Il ne faut ni dominer ni subir ses émotions : il faut d’abord s’autoriser à les vivre. La plus grave erreur serait de considérer l’hypersensibilité comme une pathologie qu’il faut soigner. Devenir humain est une conquête quotidienne. Et celle-ci passe par la fierté d’être sensible.

En revanche, on peut apprendre à gérer certaines réactions, telles que le stress et l’anxiété. Pleine conscience, méditation, sport de combat… à chacun sa méthode de « toilette émotionnelle » !

 

 

Ils sont à vif émotionnellement

Les hypersensibles ont la sensation d’être « sur le fil » en permanence. Colère, larmes, repli sur soi, agressivité… l’entourage peine à comprendre leurs réactions imprévisibles et irrationnelles.

Blessés par la critique, ils se sentent sans protection et peuvent ressasser à l’infini les mots qui les ont heurtés. En bref, ils gambergent à plein régime.

Ces pensées parasites sont comme une rumeur, un bruit incessant, qui draine une partie de leur énergie, ça galope dans leur tête !

Souffrent-ils d’un excès de narcissisme ? Non, plutôt d’une grande fragilité identitaire et d’une difficulté à cicatriser. Ils vivent donc les situations de crise plus intensément, ainsi que les moments heureux :

Un paysage, un poème, un moment entre amis… Les plaisirs simples du quotidien les émerveillent.

 

 

Et à vif physiquement

En effet, ils réagissent à de nombreux stimuli. Par exemple, l’étiquette d’un vêtement qui frotte contre la peau, la sirène d’une ambulance ou une forte luminosité peuvent vite devenir insupportables. Le corps est plus réceptif aux massages, aux caresses, mais aussi plus affecté par les allergies, les médicaments et la caféine.

Les hypersensibles ont une oreille fine. Un simple bruit urbain devient un vacarme qui les empêche de se concentrer.

En entreprise, ils préfèrent travailler au calme dans des bureaux fermés plutôt que dans des « open spaces ».

Les hypersensibles sont doués d’empathie

Plus perméables à leur environnement, ils parviennent à cerner l’autre et à deviner ses intentions. C’est un problème:

Ils portent le poids du monde sur leurs épaules, en absorbant les émotions de leurs proches et en partageant leurs souffrances.

 

Au travail, cela se traduit par des élans de générosité envers leurs collègues. Plus attentionnés, ils sont toujours prêts à aider un nouveau venu, à accueillir un stagiaire. Ils n’agissent pas à dessein et manquent cruellement d’esprit de compétition. Cette profonde empathie pousse certains à s’orienter vers une carrière dans l’humanitaire. En revanche, elle peut aussi se retourner contre eux :

Les hypersensibles sont des proies idéales pour les pervers narcissiques. Ces derniers détectent leurs failles, exploitent leur gentillesse et leur désir de perfection.

 

Dépendants du regard des autres

De l’enfance à l’âge adulte, le désir d’être aimé ne les quitte jamais. En quête d’harmonie, les hypersensibles détestent les conflits. Et font tout pour éviter les vagues.

Ils ont peur de décevoir leur entourage, d’être rejetés, voire abandonnés. Ils dépendent de l’affection d’autrui, en amour comme en amitié. Dès qu’ils ont le sentiment d’avoir blessé quelqu’un, d’avoir prononcé des mots qui dépassent leur pensée, ils sont immédiatement submergés par la culpabilité. En bref, ils ont du mal à lâcher prise.

 

 

Ils sont créatifs et intuitifs

Les hypersensibles utiliseraient davantage l’hémisphère droit de leur cerveau que la moyenne. Résultat: ils ont un goût prononcé pour l’esthétique et la création. Peinture, musique, écriture… Certains en font leur métier, d’autres, un simple loisir.

Ils sont aussi dotés d’une forte intuition. Celle-ci est parfois impossible à justifier devant leur entourage et finit par les isoler :

Cette intuition résulte d’un nombre élevé de connexions cérébrales. Ajoutez-y un sens aigu de la logique, un besoin de cohérence, et vous obtiendrez l’état d’esprit d’un hypersensible.

Imaginez un métro qui ne s’arrête qu’aux correspondances et non aux stations intermédiaires : le chemin est parcouru beaucoup plus rapidement. Dans le cerveau, c’est pareil.

Même dans des secteurs non artistiques, tels que la finance, les hypersensibles apprennent à utiliser leur intuition à bon escient :

Certains ont toujours deux longueurs d’avance sur leurs concurrents en affaires ! C’est aussi une force.

 

 

Ils cherchent un sens à leur vie

Les hypersensibles s’interrogent souvent sur leur existence et sur la mort. Athées ou croyants, ils sont attirés ou fascinés par la spiritualité. Et se sentent profondément humanistes. Animés par une forte passion qui leur sert de leitmotiv, ils refusent de mener une existence routinière, dénuée d’originalité, et mettent un point d’honneur à vivre des expériences enrichissantes.


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