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L'euthanasie

Publié le 11 août 2021 à 09:23

 L'euthanasie permet d'accompagner et d'accélérer la fin de vie mais elle reste la fausse porte de la paix éternelle.

 

Législation

L’euthanasie est illégale dans un grand nombre de pays européens. Elle est permise en Belgique depuis 2002 et les patients doivent démontrer l’existence d’une souffrance psychologique ou physique constante et insupportable pour pouvoir y accéder. En 2013, on dénombrait 1807 cas d’euthanasie dans ce pays, la majorité d’entre eux ayant concerné des personnes âgées souffrant de pathologies en phase terminale et seulement 4 % des cas concernaient des personnes atteintes de troubles psychiatriques.

Aux Pays-Bas, elle est pratiquée depuis 2001 et en 2021, le Portugal en autorise la pratique.

L’euthanasie suscite des nombreuses controverses dans les milieux juridiques. Au Brésil, la constitution et le code pénal sont très clairs : l’euthanasie est un assassinat ordinaire. Dans les milieux médicaux, en termes d’éthique médicale, la vie est considérée comme étant un don sacré, et il n’appartient pas aux médecins d’avoir la prétention d’être juges de la vie ou de la mort de quelqu’un. D’ailleurs, il est important de rappeler que l’Association Mondiale de Médecine, depuis sa Déclaration de Madrid de 1987, clame que l’euthanasie est un acte inadéquat du point de vue éthique.

 

 

La vision spirite

- L'homme peut-il jouir sur la terre d'un bonheur complet ?

Les Esprits répondent :

- Non, puisque la vie lui a été donnée comme épreuve ou expiation mais il dépend de lui d'adoucir ses maux et d'être aussi heureux qu'on le peut sur la terre.

 

Avec l’incarnation, l’Esprit marche vers son progrès, lentement et les efforts qu’il réalise lui permettra de s’améliorer.

 

« Le but de l'existence étant fixé, plus haut que la fortune, plus haut que le bonheur, toute une révolution se produit dans nos vues. L'univers est une arène où l'âme lutte pour son élévation ; elle l'obtient par ses travaux, par ses sacrifices, par ses souffrances. La souffrance, soit physique, soit morale, est un des éléments nécessaires de l'évolution, un puissant moyen de développement et de progrès. Elle nous apprend à nous mieux connaître, à dominer nos passions et à mieux aimer les autres. Ce que l'être doit chercher dans sa course, c'est à la fois la science et l'amour. Plus on sait, plus on aime, plus on s'élève. La souffrance nous oblige à étudier, pour les combattre et pour les vaincre, les causes qui la font naître, et la connaissance de ces causes éveille en nous une sympathie plus vive pour ceux qui souffrent. La douleur est la purification suprême, l'école où s'apprennent la patience, la résignation, tous les austères devoirs. C'est la fournaise où fond l'égoïsme, où se dissout l'orgueil. Parfois, aux heures sombres, l'âme éprouvée se révolte, renie Dieu et sa justice ; puis, quand la tourmente est passée et qu'elle s'examine, elle voit que ce mal apparent était un bien ; elle reconnaît que la douleur l'a rendue meilleure, plus accessible à la pitié, plus secourable aux malheureux. Tous les maux de la vie concourent à notre perfectionnement. Par l'humiliation, les infirmités, les revers, lentement, le mieux se dégage du pire. C'est pourquoi il y a ici-bas plus de souffrance que de joie. L'épreuve trempe les caractères, affine les sentiments, dompte les âmes fougueuses ou altières. La douleur physique a aussi son utilité. Elle dénoue chimiquement les liens qui enchaînent l'esprit à la chair ; elle le dégage des fluides grossiers qui l'enveloppent, même après la mort, et le retiennent dans les régions inférieures. »

 

 Après la mort.

 

Nous pouvons comprendre que l’agonie physique et émotionnelle prolongée peut avoir une finalité précieuse pour l’âme et que la maladie chronique peut être, en réalité, un bien. Nombre de malheureux croient que la solution à leurs souffrances se trouve dans la mort, grâce à l’euthanasie légale. Cependant, dans le monde spirituel, les douloureuses conséquences de ce geste ne permet pas de trouver la paix et le calme à l’âme qui a accompli jusqu’au bout sa destinée humaine. Cette sorte de suicide indirect apporte les mêmes séquelles physiques que le suicide et l’Esprit devra affronter, à nouveau, dans la prochaine incarnation, les difficultés de la souffrance dans la maladie.

Le spirite doit constamment en faveur de la vie en respectant les desseins de Dieu, cherchant non seulement à adoucir ses propres souffrances mais s’efforçant également à adoucir les douleurs de son prochain (sans euthanasie), en étant confiant dans la justice parfaite et la bonté du Créateur. Dans les lois divines, il n’y a pas de place pour l’injustice : chacun reçoit de la vie selon ses besoins et ses mérites.


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